Et si Ben Ali réapparaissait en Tunisie ?

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Merci à Mehdi Lamloun, créatif, vidéobloggeur, chroniqueur radio et candidat à l’Assemblée Constituante en Tunisie, de m’avoir envoyé par twitter cette vidéo extraordinaire avec ce commentaire :  ” Et si le retour de Ben Ali incitait les tunisiens à voter ?”. Une opération menée au port de La Goulette, près de Tunis, par l’association “Engagement citoyen”. Les meilleures idées sont celles qu’il suffit de ne voir qu’une fois pour qu’elles vous marquent à jamais…

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Et si vous arrêtiez d’être nul en chocolat ?

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Comme tous les mardis (si les contributeurs livrent leur copie à temps), c’est #BloodyMardi sur ce blog : le coup de gueule d’un expert dans une discipline donnée, qui a décidé de remettre les pendules à l’heure une bonne fois pour toutes, sur un sujet bien précis qu’il juge maltraité par l’opinion. Après ma contribution de mardi dernier (”Et si nous étions tous publiphobes?“), je vous livre aujourd’hui la contribution de notre ami Genaro Bardy (@naro) qui co-organise le Salon du Chocolat, et qui n’en peut plus des idées reçues qui circulent sur le sujet. Pour une fois que Genaro nous fait un billet d’humeur de toute bonne foi… ;-)

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Le Salon du Chocolat c’est demain, et quoi que je fasse ce sont tout le temps les mêmes questions qui reviennent. Il est temps de dire une fois pour toutes que le chocolat n’est pas mauvais. Ce n’est pas parce qu’il est associé au plaisir qu’il est forcément synonyme de produit honteux. Voici 3 idées pré-conçues sur le chocolat que vous devez effacer dès maintenant de votre esprit.

1. Le chocolat n’est pas gras

Le chocolat est issu de la transformation de fèves de cacao torréfiées. Associé au beurre de cacao pour lui donner sa consistance, ce sont les matières grasse additionnelles qui peuvent présenter un danger pour votre ligne. On considère qu’un chocolat est au lait jusqu’à 60% de cacao, au-delà le chocolat est considéré comme noir. Un chocolat noir ne présente aucun danger pour votre poids ou votre taux de cholesterol, même avec une consommation régulière d’une tablette par jour. Je consomme du chocolat tous les jours et je ne m’en porte pas plus mal. Les chocolats au lait ou blanc contiennent plus de sucre et de matière grasse, c’est bien simple. Si vous me demandez d’ailleurs, le chocolat blanc n’est pas du chocolat, c’est une sucrerie. Là en général 80% de mes interlocuteurs me disent : “mais je n’aime pas le chocolat noir, c’est trop amer”. Je les renvoie dès maintenant au point 2.

2. Le chocolat noir n’est pas forcément amer

Non, non, et non. Le chocolat noir n’est pas amer. Il est moins sucré. Si vous prenez du chocolat noir contenant 75 à 92% de cacao, soyez préparé à une plus forte intensité de gout. Mais si vous sortez des tablettes industrielles classiques, vous pouvez trouver des chocolats noirs intenses avec des gouts fruités, de sous-bois ou de fruits jaunes… Les variétés de gout selon les origines sont innombrables. Beaucoup de pays producteurs se retrouvent au Salon du Chocolat, si vous voulez voyager avec vos papilles, essayez des chocolats du Perou, du Brésil, de Cote d’Ivoire ou d’Indonésie. Les origines du caco et les 4 variétés majeures connues donnent des plaisirs comparables aux grands vins. Cela demande une initiation, et la capacité à reconnaitre les spécificités que vous aimez. Et tout le monde est capable de ça.

3. On ne peut pas manger les robes en chocolat

Enfin la question la plus fréquente à propose du Salon du Chocolat : Peut-on manger les robes et est-ce qu’elles fondent ? Oui les robes fondent sur les mannequins, nous les ajustons tous les jours. Mais je vous déconseille de tenter de lécher les robes, vous seriez surpris… Pour tenir sur les tissus ou armatures, il y a des astuces qui impliquent notamment des colles alimentaires. Pas bon la colle… Et j’imagine mal quelqu’un essayer en coulisse… Donc rangez vos fantasmes et profitez du spectacle :)

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Genaro Bardy.

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Et si vous démissionniez en fanfare ?

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Vu sur MinuteBuzz, la vidéo ci-dessus qui montre comment on peut littéralement démissionner en fanfare, même quand on a pas gagné au loto ! Cet étudiant employé depuis plus de trois ans dans un hôtel a décidé de laisser une trace mémorable de sa démission au directeur de l’établissement, qui n’a pas l’air d’avoir un sens de l’humour matinal très développé… Une démarche qui ne manquera pas de vous rappeler un excellent film loto (ci-dessous), signé de l’actuel directeur de création de BDDP&Fils, Olivier Moine (que j’adore), et de son directeur artistique de l’époque : Nicolas Chauvin, alors qu’ils étaient tous les deux chez DDB. Un film issu d’une saga Loto qui aurait pu figurer déjà depuis longtemps dans ma rubrique hebdo du samedi  #EclatDeRire, au panthéon des pubs humoristiques ! ;-)

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Et si le marketing se conjuguait désormais au singulier?

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L’année dernière déjà, un #JourDuPenseur estival avait été consacré à Seth Godin à l’occasion de la sortie en français de son livre « Tribus – Nous avons besoin de VOUS pour nous mener » (« Et si vous conduisiez votre tribu »).  Ce dimanche, c’est son nouveau livre « Nous sommes tous singuliers : Exit le marketing de masse » qui inspire le #JourDuPenseur.

seth-godinSeth Godin,  ancien responsable du marketing direct chez Yahoo,  fondateur en 2006 du site Squidoo.com, fédérant des communautés par thèmes, qui est aujourd’hui un des cent sites web les plus populaires aux Etats-Unis, revient sur un thème qui lui est cher : la montée en puissance des tribus permettant et favorisant   l’expression de la singularité des individus. Godin continue de s’interroger : Pourquoi mettre notre originalité de côté alors qu’avec tous les outils désormais à notre disposition, nous pouvons optimiser, expérimenter et user de notre liberté d’expression mais aussi d’invention ? Le format du livre déjà se présente sous une forme atypique : une double couverture pour laisser au lecteur la possibilité de choisir celle qu’il affectionne le plus, chaque pan de couverture présentant des images pour le moins originales (au choix une photo de grands-pères costumés en père Noël, un groupe de fans de Star Trek à la « convention Star Trek », une sorte de lutin humain à barbe et chapeau pointu ou bien un paysan indien…)

279_GCoverFrenchWeirdSeth Godin, enthousiaste créateur du Net, continue de développer l’idée selon laquelle Internet a tué le marketing de masse et appelle à faire de la singularité l’un des nouveaux moteurs de notre économie et de notre mode de vie. Reprenant à son compte l’avis de Cindy Gallop, ancienne dirigeante iconoclaste de BBH New-York, selon lequel « Tout le monde déteste la pub en général, mais nous adorons la pub qui s’adresse à nous », Seth Godin appelle les professionnels de la pub et du marketing à cesser de vouloir s’adresser à un centre, à un « consommateur de base » ou à la « masse ». Dans sa version originale, il appelle à penser « outside the box ». Pour Godin, le plus grand nombre n’est plus une cible marketing viable, et il s’en réjouit. « La norme n’est plus. Vive le hors norme » dit-il exalté. Godin veut nous montrer qu’il y a plus d’occasions à saisir et de croissance à générer en défendant le singulier. Le marché du grand public ne peut selon lui plus apporter les réponses aux besoins et aux choix des individus. Il manifeste pour la fin du marché grand public, de la politique grand public, de la production de masse et même de l’éducation de masse ! Pour Godin, les notions de « normalité », de « masse » et de « centre » sont à remplacer par celles de « choix » et d’ « interactions » et donc de « singularité » aussi pour qualifier notre époque postindustrielle. Si la notion de masse nous a permis de devenir une société efficace, productive et créatrice de richesses, elle n’est plus pour lui le moteur de notre culture. Et ne devrait donc plus être le moteur de notre économie. Mais la singularité ne serait pas seulement la nouvelle normalité, ce serait aussi quelque chose de salutaire. Internet apporte de nouvelles facilités de création. Nous sommes également de plus en plus nombreux à disposer de temps et d’argent. Bref, nous avons de plus en plus de moyens d’affirmer chacun notre singularité à travers nos choix. D’autant plus qu’Internet protège les singularités en leur permettant de se relier les unes aux autres au sein de petit groupe, de tribus, de communautés. De Foursquare à Twitter, on voit bien à quel point les individus se soucient de rester connectés en permanence à leur tribu. Pour Godin, l’expression de la singularité de chacun est rendue possible mais est aussi activement recherchée. Le consommateur est aujourd’hui assez riche pour attendre des produits qu’ils soient conçus pour lui et non plus pour le plus grand nombre. Et ce d’autant plus que le marché favorise le choix personnel et l’engagement. Le pouvoir du consommateur n’est pas tant un phénomène nouveau mais il ne cesse de croitre de façon exponentielle sous l’influence de deux facteurs que sont la richesse et le choix. Et Godin de citer bien d’autres espaces de création que le seul Internet pour souligner tous les produits et inventions que nous avons à notre disposition pour créer du nouveau : lasers, autoroutes, produits chimiques sont autant d’exemples de ressources à notre disposition pour créer. Sans oublier l’impact aussi des limites géographiques sans cesse repoussées. Finalement, Godin n’est pas loin de vouloir appliquer le concept de « longue traîne » à l’ensemble des marchés actuels et de la consommation, mais aussi à notre mode de vie, notre manière de gouverner, ou encore d’élever nos enfants.  Pour lui, le centre est en voie de disparition, la courbe en cloche n’est plus le modèle dominant de notre économie et de notre mode de vie. La distribution des comportements est certes toujours gaussienne mais la cloche n’est plus aussi resserrée car les comportements sont devenus moins rigides : la cloche des comportements s’est aplatie, comme si elle avait fondu. Et il y aurait plus d’anticonformisme dans les marges de la cloche que de normalité au centre de la cloche. Les gens singuliers seraient plus importants que le plus grand nombre parce qu’ils sont le plus grand nombre.

la courbe de Gauss selon Godin

Particulièrement optimiste, Godin cherche à convaincre que des idées ou des créations parties de petite communauté singulière peuvent pour autant devenir objet de l’attention de tous : la « bibliothèque musicale » Napster, par exemple, était composée de morceaux de musique loin d’être les tubes du moment, ceux-là on pouvait les écouter à la radio. Napster comptait des morceaux non disponibles à la vente, des « pépites ». Différents styles musicaux s’y côtoyaient mais chacun comptaient ses propres membres et tribus. L’addition de ces tribus, de ces communautés d’aficionados de la musique a entrainé un succès générationnel. Aussi Godin appelle à considérer plusieurs courbes en cloche plutôt qu’une seule et à comprendre que le grand public, le milieu de la courbe, est un marché facile à satisfaire mais dont la taille a trop diminué pour laisser de coté les clients potentiels se situant dans les marges de la courbe.Internet permettrait un cercle vertueux  encourageant des interactions personnalisées et optimisées, et poussant les gens à affirmer leur singularité au lieu de chercher à se fondre dans la masse. La publicité et le marketing doivent donc pour Godin savoir appréhender ce virage culturel. On sait bien à quel point les agences sont appelées à ne plus faire seulement que de la publicité destinée au grand public mais aussi à proposer des activités de services, de relations clients, de relations publiques plus ciblées… « Si vous vous entêtez à vouloir tout vendre à tout le monde, vous échouerez. La seule option valable est de vendre quelque chose d’important à quelques personnes. (…) Il n’est pas facile de s’éloigner du consommateur moyen, parce qu’il représente le plus grand nombre, ou du moins la possibilité d’un plus grand nombre. On a tous l’espoir de devenir le prochain Budweiser ou Chevrolet, mais ce n’est plus une solution viable. » Selon la théorie de Godin, chaque marché gagne aujourd’hui en ciblage ce qu’il perd en anonymat. Un marché doit dorénavant cibler de micro-segments. Pour Godin, « chaque individu est désormais un marché à part entière et se pense dans l’immédiat ». Sans pour autant penser le monde comme étant composé de communautés les unes contre les autres, il s’agit plutôt d’une juxtaposition. Différentes petites, moyennes ou grandes communautés cohabitent, partagent des outils, des techniques et des intérêts.Toujours dans l’empathie et la dynamique et pour mieux illustrer sa théorie, Godin inscrit son livre dans The Domino project, un projet qui consiste en association avec Amazon à partager, diffuser les livres et les idées avec son entourage personnel ou professionnel et à permettre de nouveaux modes de diffusions des livres et des idées. Parce que jusqu’au bout, Godin nous enjoint à ne pas choisir le confort ou la sécurité de la masse mais la créativité et l’originalité de la singularité.

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Et si on se passait un coup de Péléphone ?

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Comme tous les samedis, c’est #EclatDeRire sur ce blog, avec les meilleures publicités humoristiques du monde entier. Je vous propose aujourd’hui une campagne à la fois humoristique et poétique, pour la marque de téléphonie israélienne Péléphone, découverte grâce à un tweet de @alanzaid. La création d’un univers de marque assez magique, très imaginatif et particulièrement esthétique ! Pour voir les autres films de la marque, cliquez ici . ;-)

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