Ce post m’a été suggéré par Nicolas Clairembault dont le blog (cliquer ici) a publié jeudi dernier un article en anglais intitulé ” Une seconde vie pour Second Life”, renvoyant sur l’interview du CEO de LindenLab, Mark Kingdkon par le site Building43 que voici :
Please enable Javascript and Flash to view this Blip.tv video.Pour Nicolas Clairembault, trois facteurs expliquent que Second Life soit apparemment passé de mode : les entreprises (à l’exception d’IBM) n’y ont pas forcément trouvé leur mode d’usage, le côté “fun” du site a été remplacé par d’autres nouveautés sur internet, et surtout, les medias, après s’être entichés du site, l’ont délaissé au profit des réseaux sociaux.
Pourtant, depuis 4 ans, Second Life a continué de vivre son bonhomme de chemin et a progressé régulièrement, continuant d’offrir une vie paralèlle à plus de 18 millions d’habitants, dont un million en moyenne se connectent chaque mois. Mark Kingdom, qui a succédé au fondateur Philip Rosedale, vient donc d’annoncer un nouveau “viewer” conçu pour attirer plus simplement de nouveaux habitants, en leur donnant la possibilité de s’interfacer avec Facebook et Twitter.En voici la démonstration :
Et si, en s’ouvrant davantage, Second Life s’était ouvert une deuxième vie ?
C’est encore à Grégoire Lacoste et à son blog, que je dois d’avoir remarqué cette vidéo de démonstration de Comverse au Mobile World Congress qui a eu lieu la semaine dernière à Barcelone. Une application en réalité augmentée, qui par reconnaissance faciale peut fournir toutes les informations réseaux sociaux de la personne photographiée…
Merci à Gregoire Lacoste d’avoir, par son blog, attiré mon attention sur cette incroyable campagne interactive produite par l’agence Jung Von Matt à Berlin, pour la chaine “13ème Rue” allemande. Un système alliant un découpage mutliple du film, avec la capacité de téléphoner aux spectateurs de la salle pour qu’ils dictent leur décision en temps réel. Encore mieux que la 3D ?
Dimanche, c’est le “jour du penseur”. Après avoir consacré ces dernières rubriques dominicales à des philosophes, économistes, scientifiques et sociologues, je vous invite, cette semaine, à partager la vision d’ un prospectiviste, Joël de Rosnay, qui depuis “L’homme symbiotique”, cultive la réflexion sur le web du futur. Un web qui selon lui, unit biologie et informatique, et qu’il définit comme “le web symbiotique” ou “Symbionet”. Pour Joël de Rosnay, “hier, nous allions sur le net, aujourd’hui nous vivons dans le net”, et demain, le net sera en nous ! Voici la conférence qu’il a donnée le mois dernier à Tedx Paris à ce sujet :
Joël de Rosnay, né en 1937 à l’Ile Maurice, est à l’origine un biologiste français d’abord spécialiste des origines du vivant et des nouvelles technologies, puis en systèmique et en prospective. Docteur en Sciences, il effectua trois ans de recherche et d’enseignement (biochimie et informatique) au M.I.T. Ancien directeur des applications de la recherche à l’Institut Pasteur, il fut ensuite directeur de la prospective et de l’évaluation de la CIté des Sciences et de l’industrie de La Villette, institution dont il reste aujourd’hui le conseiller.
Dans son dernier livre “2020-Les scénarios du futur”, Joël de Rosnay nous rappelle que “Les frontières entre le biologique, le mécanique et l’électronique s’estompent. Des chercheurs se sont implantés une puce dans le bras pour communiquer avec leur environnement et être reconnu par les systèmes de sécurité. Les prothèses cérébrales entrent ainsi en symbiose avec un environnement fait de machines ou de robots. D’autres chercheurs travaillent sur des ‘neuropuces’ directement connectables à des zones du cerveau comme l’hippocampe, offrant de nouveaux espoirs pour les personnes ayant subi de graves traumatismes crâniens, suite à des accidents. [...] Mais la prudence s’impose face à de tels développements scientifiques et techniques, un fossé éthique existe entre l’homme ‘réparé’, l’homme ‘transformé’, et l’homme ‘augmenté’. Les puces et les implants permettent théoriquement d’augmenter les fonctions cérébrales ou métaboliques d’une personne en bonne santé disposant des moyens financiers pour s’offrir les dernières avancées en matière de prothèses neuronales, sensorielles ou métaboliques. Avec l’immense risque de la création de ’sous-hommes’ et de ’surhommes’”. Le web symbiotique démultiplie les problèmes éthiques.
Cette intégration des nouvelles technologies au corps humain nous renvoie directement au concept de “cyborg”( pour “cybernetic organism”), terme popularisé par Manfred E. Clynes et Nathan S. Kline en 1 960, lorsqu’ils se référaient au concept d’un humain « amélioré » qui pourrait survivre dans des environnements extraterrestres. Je remercie Mathieu Flex (plus connu sur twitter sous le pseudo du “Publigeekaire”) de m’avoir fait découvrir le documentaire ci-dessous, particulièrement en résonnance avec les thèses de Joël de Rosnay :
Ce post est une contribution de Nicolas Dalibard, un des (nombreux) jeunes talents de TBWA\France
. Il nous dévoile la démarche très innovante de “Level 26″, un livre qui est beaucoup plus qu’un livre, et que je n’ai pas pu résister à acheter à la Fnac ce matin…
« Level 26 ». Ce n’est pas l’étage de la direction d’une grande multinationale, c’est le titre du « roman digital » d’Anthony E. Zuicker, créateur de la série la plus regardée au monde : Les Experts, et coécrit avec son acolyte Duane Swierczynski. Ce scénariste prolixe passe au roman. Il n’en oublie pas moins que la génération à laquelle il destine ce polar noir a délaissé depuis longtemps les pages des livres pour les pages web et que pour eux il ne peut y avoir de bibliothèque que celle d’iTunes. C’est donc un tout nouveau concept qu’il propose avec ce thriller « Level 26 » qui toutes les 20 pages renvoie le lecteur à son ordinateur et au site dédié pour y découvrir des éléments vidéos et interactifs – ce que l’auteur appelle un « cyber-bridge ».
« Level 26 » est le premier tome d’une trilogie qui raconte le combat entre un ex agent du FBI dont toute la famille a été massacrée ; et un tueur nommé Sqweegel et pour lequel a été créé un 26ème niveau dans la hiérarchie des tueurs en série tant il est violent, vicieux et retord. Après un crime particulièrement atroce, on convainc l’ex agent de reprendre du service et la traque repart de plus belle. Au delà de la qualité de l’histoire sur laquelle les avis divergent, c’est l’avancée que constitue le cheval de Troie qu’est le livre qui m’a intéressé. Au cœur du dispositif, le livre. Le lecteur y trouve une série de codes qui entrés sur le site web, délivrent du contenu inédit : vidéos des scènes de meurtre et de torture, retour sur les scènes de crimes, moments clés de l’intrigue …
Avec le site web, s’est créée la communauté des 26ers, des fans inconditionnels qui participent à la rédaction des prochaines tomes au travers des « deputy challenges ». Ils y relèvent les erreurs éventuelles du premier tome, alimentent le débat, nourrissent le site de contenus. Le site enregistre en moyenne 300 nouveaux membres chaque jour. Et si vous avez eu le malheur d’y laisser votre email et votre numéro de téléphone … il se peut que le tueur vous contacte durant la lecture du livre. Le livre se décline également en application iTunes disponible pour l’iPhone, l’iPod touch et l’iPad et quelques pages facebook lui sont dédiées. Voici la présentation que Zuicker en fait … sous l’angle du formidable outil de product placement que constitue ce Polar 2.0 :