Hier se déroulait à l’Espace Pierre Cardin à Paris, la conférence TEDx Concorde sur le thème de la diversité. Les conférences TEDx sont des évènements locaux inspirés par la conférence TED , dont la prochaine édition aura lieu à Long Beach du 27 février au 2 mars 2012. En attendant que les vidéos de TEDx Concorde d’hier soient disponibles, j’ai décidé de consacrer ce post hebdomadaire #JourDuPenseur à un thème qui m’est cher depuis quelques années : les innovations à valeur sociétale ajoutée, titre d’un article que j’avais publié dans le journal Le Monde en 2007, qui fut aussi le sujet de l’excellente intervention d’Elisabeth Laville (vidéo ci-dessus) lors de TEDx2011, consacrée au “développement durable 2.0″. Elisabeth (avec qui j’ai eu le plaisir de travailler juste avant qu’elle ne crée son cabinet Utopies), plaide pour l’intégration du développement durable dans l’offre des entreprises, et non simplement dans leur manière de produire : “si on ne change pas l’offre, on ne change pas grand chose”. Pour résumer sa pensée : il vaut mieux produire des voitures propres dans des usines sales que l’inverse. Elle appelle à un changement de “business model” des entreprises afin qu’elles orientent leurs innovations et transforment les marchés et, par voie de conséquence, les comportements des consommateurs. Cette transformation des marchés au nom d’un idéal est aussi le thème principal d’un livre intitulé “Grow” que vient de publier Jim Stengel, l’ancien patron mondial du marketing de Procter & Gamble.
Jim Stengel, né en 1955 en Pennsylvanie, a travaillé quatre ans chez Time.Inc avant de rejoindre le leader mondial de la grande consommation, Procter&Gamble, en 1983, entreprise dans laquelle il effectua toute sa carrière jusqu’à en devenir le Directeur Marketing Monde (de 2011 à 2008), avant de créer sa société de conseil qui vise à aider les marques et les entreprises à développer des marques et un business conduits par un “Idéal”. D’où le titre de son livre publié en décembre dernier ” Grow : how ideals power growth and profit at the world’s greatest companies”. Il fut reconnu Grand Marketer of the Year par le magazine Brandweek en 2005, et fut nommé par Fortune dans la Fortune Executive Dream Team en septembre 2011.
Dans “Grow’, Jim Stengel développe la thèse selon laquelle les entreprises qui intègrent dans leur business model ainsi que dans leur offre une valeur sociétale ajoutée en ligne avec un idéal, sont aussi les plus profitables. Cette thèse est étayée par une lourde étude effectuée sur 50 000 marques en partenariat avec l’Institut Millward Brown et la UCLA Anderson School of Management, qui montre la corrélation entre les 50 business les plus profitables du monde et les marques et entreprises ayant su développé un idéal dépassant la consommation à l’exemple d’Apple, Discovery, Innocent, L’Occitane, Method, Natura, ou Stonyfield pour n’en citer que quelques unes. Pour Jim Stengel, se doter d’un “idéal” est le facteur ultime de croissance pour une entreprise. Il définit l’”idéal” comme le plus haut degré de bénéfice délivré au monde par une entreprise ou une marque “. Cela peut-être “Delivering hapiness” à l’exemple de ce que Zappos écrit sur ses colis, ou ” Caring for Happy Healthy Develoment of Babies”, positionnement de Pampers, dont Stengel fut en charge. Pour Stengel, cela n’est pas simplement une question d’altruisme ou de responsabilité sociale, mais bien un enjeu de business à court, moyen et long terme . L’étude met en évidence les principales valeurs sur lesquelles sont établi les “idéaux” des 50 entreprises les plus performantes : “Eliciting Joy” (Coca-Cola, Zappos…), “Enabling connections” (Starbucks, Natura..), “Inspiring explorations”( Apple, Discovery…), “Evoking Pride”( Calvin Klein, Jack Daniel’s…), et “Impacting Society” (Innocent, Method…). Jim Stengel recommande à toute marque ou entreprise de 1. Déterminer son idéal parmi les 5 champs de valeurs humaines, 2. Construire sa culture autour de cet idéal, 3. Communiquer cet idéal pour créer l’adhésion des collaborateurs et des consommateurs, 4. Délivrer une expérience client au plus près de l’idéal défini, et 5. Evaluer les progrès et les talents à l’aune de l’idéal en question. Pour Stengel, les entreprises à forte croissance sont et doivent être pilotées par des “business artists”, des leaders dont le premier medium est l’idéal de leur marque. Inspirer un idéal est l’acte fondateur indispensable pour changer l’histoire d’une entreprise et d’un marché. Et si le temps était venu pour les entreprises de passer de l’idée à l’idéal ?
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Second #EclatDeRire de ce samedi, la vidéo ci-dessus, intitulée “The Golf War”, déjà vue plus de 2 500 000 fois sur Youtube. Un convoi de voiturettes de Golf pris dans une embuscade. L’occasion de vous remontrer les films publicitaires golfiques les plus drôles de l’histoire de la publicité.
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Après Doritos (dont je vous parlais samedi dernier : “Et si les chiens étaient les héros du Superbowl 2012 ?“), c’est au tour de Chevrolet de nous proposer le film (ci-desssus) vainqueur de son challenge créatif, en avant-première du Superbowl qui aura lieu le 05 février. Au delà des nombreux films teasings en cours de diffusion (dont vous trouverez l’intégralité sur le blog de @LLLLITL en cliquant ici), les premiers films conçus pour le Superbowl 2012 déjà rendus publics méritent de figurer dans notre rubrique hebdomadaire #EclatDeRire. Je vous en laisse juge avec Audi, First Bank, Priceline, et CareerBuilder (un film qui vient compléter la saga que vous pouvez retrouver en cliquant ici).
PS: Vous avez jusqu’au 5 février, date du Superbowl, pour gagner un des trois livres dédicacés du concours organisé par @LLLLITL sur sa page Facebook (cliquer ici).
ShareMerci à Martin Thouroude (@anotherBiBuzz) d’avoir twitté la vidéo de démonstration de l’application CLEAR pour iPhone, qui devrait être disponible en février. Apparemment, l’application la plus simple et ergonomique pour gérer ses notes (ou sa liste de courses). Pour être informé de la sortie de l’appli, il vous suffit de laisser votre adresse mail en cliquant ici !
Merci à Matthieu Chereau (@mchereau sur twitter, qui fut autrefois mon 2000ième follower) de m’avoir signalé le projet “Ca dure une minute“, réalisé par David Do Van Minh. Le principe est simple : démontrer que le visage peut parler sans qu’on ait besoin de parler, en une minute, via une série de portraits de 60 secondes. L’objectif de ces portraits est de transmettre une émotion dans son plus simple appareil, sans fioritures, sans “habillages”. Un face à face caméra où la sincérité prime et où le visage parle sans mot : “En une minute, il peut tout se passer. En une minute, il peut ne rien se passer. Une minute, c’est court, mais une minute, c’est long”.
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