Merci à @KlarAgora d’avoir, via Twitter, attiré mon attention sur cette initiative inédite de l’office du tourisme Canadien : des murs interactifs disposés, cet été, dans de grandes villes américaines (New York, Chicago, Los Angeles) relaient en temps réel les tweets envoyés par des milliers de touristes en train de profiter de leur séjour, quelque part au Canada. Une bonne manière de stimuler l’envie d’y être ? Vous pouvez aussi suivre l’Office du Tourisme canadien sur Facebook http://facebook.com/keepexploring, et sur Twitter : http://twitter.com/keep_exploring. Ca donnerait envie de retourner en vacances !
Nicolas Jambin, (@nicolas_jambin), m’a demandé si je pouvais relayer sur ce blog le concours de vidéo virale que Reporters Sans Frontières, pours ses 25 ans, organise avec l’ESSEC et Eyeka, ce que je fais bien volontiers.
Le brief ? “À travers une vidéo de 45 secondes maximum, montrez comment l’absence d’information et de liberté de la presse peut nuire à notre quotidien. Mettez en scène des situations amusantes, laissez libre court à votre imagination : sans employer un ton relevant du « pathos », montrez que la liberté de la presse est indispensable.” Pour participer, il vous suffit de vous connecter au site du concours en cliquant ici. Vous avez jusqu’au 8 septembre 2010 pour envoyer votre vidéo. Vous pouvez aussi soutenir le concours sur Facebook en cliquant ici.
Les Dotations sont de 4000 euros pour le 1er prix du jury, 1000 euros pour le second, et 600 euros pour le prix du public (vues sur Youtube, Dailymotion et Eyeka entre le 26 juillet et le lundi 18 octobre 2010). Le jury est composé de : Henri Bureau (Ancien grand reporter photo, Ancien directeur d’agence photo), Patrick Chauvel (Grand reporter photo, caméra), Isabelle Constant-Dubois (Saatchi & Saatchi), Ellen Durand (ESSEC), Nicolas Jambin (Agence Aastroem Munier BBN), Alan Jenkins (ESSEC EMBA Academic Director), Jean-François Julliard (Reporters sans frontières), Karine Larue (Reporters sans frontières), Remy Ourdan (Grand reporter au “Monde”), Michel Philippot (Ancien grand reporter photo, ancien rédacteur en chef photo le “Monde2”). Et si vous deveniez vous aussi Reporters Sans Frontières ?
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Dimanche, c’est #JourDuPenseur ! Après “Et si le capital social se transformait en monnaie?” et Tara Hunt, “Et si vous conduisiez votre tribu?” et Seth Godin, et “Et si on hackait la société de surveillance?” et Jean-Marc Manach, je vous propose de conclure cette série de livres de vacances #geek par une réflexion sur la notion de communauté, avec ce petit livre rafraichissant de Marc Augé intitulé : “la Communauté illusoire”.
Marc Augé, né en 1935 à Poitiers, est un ethnologue français, directeur d’études à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences sociales (EHESS) à Paris, qui a effectué de nombreuses missions en Afrique, principalement en Côte d’Ivoire et au Togo. Depuis le milieu des années 1980, il a diversifié ses champs d’observation, pour observer les réalités du monde contemporain dans son environnement le plus immédiat. Celà s’est traduit en particulier par une recherche très approfondie sur le métro parisien, qu’il décrit comme “cet espace public où l’on communique si peu”, ses canaux de circulation et ses flux d’information véhiculées par les individus qui le fréquentent : ” Cet étrange mélange de jeunesse, pauvreté et modernité” (voir vidéo ci-dessus). Ce travail a fait l’objet de deux livres publiés à 20 ans d’intervalle : “Un ethnologue dans le métro” (1986) et ” Le métro revisité” (2008).
Dans ” la Communauté illusoire”, Marc Augé nous rappelle que ” Le monde global, qui se présente comme “sans frontières”, et dont l’esthétique dominante est une esthétique de la distance (qui tend à nous faire ignorer les effets de rupture, à la manière des photos satellites prises du ciel), est aussi “un monde de la discontinuité et de l’interdit ; quartiers privés, résidences “sécurisées”… Nous n’accédons à la consommation qu’à l’aide de codes (codes d’accès aux immeubles, cartes de crédit, téléphones cellulaires, cartes de membres ou de fidélités etc…” C’est l’occasion pour Marc Augé de réhabiliter la notion de frontière, en rappelant “qu’une frontière n’est pas un barrage” (infranchissable), “mais un seuil” (fait pour être franchi et dépassé). Il oppose à la frontière “menace qui fascine mais qui inquiète”, les frontières perçues comme un appel à la curiosité et au départ : “L’histoire du peuplement humain est celle du franchissement des frontières”, qui permettent “le passage et la rencontre”:” La rencontre, c’est l’excitation causée par l’intuition d’un franchissement possible, et par la satisfaction, une fois franchie la frontière, de comprendre qu’elle ne se franchit qu’une seule fois, et qu’au retour, ce n’est plus tout à fait la même frontière, comme n’est plus tout à fait le même celui qui l’a franchie une première fois”. La notion de frontières marque aussi la distance minimale nécessaire qui doit exister entre les individus pour qu’ils restent libres de communiquer entre eux comme ils l’entendent. “La langue n’est pas une barrière infranchissable : c’est une frontière”, qui passe par un apprentissage qui est aussi un effort subtil de reconnaissance de l’autre et de sa différence, dans un effort pour le respecter et le rejoindre. Cependant , il ne suffit pas de parler la même langue pour parler le même langage et se comprendre. La frontière n’est pas toujours là où on croit la percevoir. C’est ce que Marc Augé appelle “les frontières subtiles” dont l’apprentissage permet de se reconnaitre sans s’aliéner : “C’est le surgissement intérieur d’une frontière subtile qui marque la naissance de l’amitié”, par exemple. L’existence de ces nombreuses et nécessaires frontières subtiles expliquent pourquoi un individu ne peut pas se définir par une seule appartenance “communautaire” (d’où le titre du livre), même si l’idée de communauté est consubstantielle à l’idée d’humanité. Mais, pour Marc Augé, l’idée de communauté humaine doit rester un point d’aboutissement provisoire, et toujours inachevé. C’est pourquoi toute éducation digne de ce nom, devrait avoir pour but et pour idéal la traversée des frontières et des cultures : le “transculturalisme”, et non l’enfermement dans une seule tradition : “c’est dans chaque individu que la notion de diversité culturelle prend sens : chaque individu doit être une synthèse originale et unique des cultures du monde”. Notre idéal ne devrait donc pas être celui d’un monde sans frontières, mais celui d’un monde où toutes les frontières seraient reconnues, respectées, et franchissables.
S’il y avait une marque de geyser, ce serait forcément Schweppes, qui avait déjà marqué des fontaines, et qui, cette fois-ci a purement et simplement installé le col de sa bouteille sur le geyser naturel de la plage de Paço de Arcos, station balnéaire réputée du Portugal. A quand le lac de Genève ?
Merci à Alexandre Ribichesu (@KairosMosaique) de m’avoir signalé via Twitter, l’existence de ce stylo américain, conçu par DBA, à plus de 98% biodégradable, utilisant une encre sympathique pour l’environnement. Un grand progrès par rapport à la majorité des stylos que nous utilisons, qui sont peu écologiquement conçus.
http://www.vimeo.com/9360615 Share