Contrairement à ce que beaucoup croient, la publicité comparative n’est pas interdite en France. Elle est tout simplement réglementée et oblige à ne comparer que des éléments objectivement comparables. Ce qui en réduit l’intérêt créatif, et donc l’usage. Au contraire de la subjectivité assumée des grandes campagnes comparatives historiques américaines Avis/Hertz, Pepsi/Coca ou plus récemment Mac/PC. Cette dernière campagne a fait l’objet de 66 films comparatifs depuis 2006, signés Medias Arts Lab, l’agence dédiée à Apple de TBWA\Chiat\Day Los Angeles. Une saga dont vous pourrez retrouver l’intégralité des 66 films, classés par année de diffusion, en cliquant ici. Un véritable régal !
Quel est votre préféré ? Moi, c’est le film N°49 “Bean Counter” (ci-dessus), conçu en réaction à l’énorme campagne de publicité Microsoft de 2008 (dont le thème était “I am a PC“), au moment où Microsoft connaissait quelque problème techniques avec son système d’exploitation Vista… Et pour vous donner encore plus de regret sur ce que l’on ne peut pas faire en France, je vous propose ci-dessous ma campagne comparative préférée de l’histoire de la publicité, “Archeology”, datant de 1986, au service du concept “The choice of a new generation”, publicité dans laquelle Pepsi met en scène un monde futur où on ne se souvient même plus que Coca a existé ! La publicité comparative ne s’arrêterait t-elle même pas quand le concurrent disparait ?
Ce post reproduit un article extrait d’un de mes blogs préférés, “KairosMosaïque“, créé par Alexandre Ribichesu, étudiant au Celsa. Vous connaissez forcément la théorie des “six degrés de séparation”, établie par le hongrois Frigyes Karinthy en 1929, qui évoque la possibilité que toute personne sur le globe peut être reliée à n’importe quelle autre, au travers d’une chaîne de relations individuelles comprenant au plus cinq autres maillons. Et bien désormais, on peut mesurer la séparation non seulement en degré, mais aussi en temps : il n’a fallu que 17 minutes pour se connecter à George Lucas!
“L’efficacité des réseaux sociaux n’est désormais plus à démontrer. Efficacité? Imaginons que vous souhaitiez rencontrer George Lucas, comment vous y prendriez vous? Le meilleur site du monde, The Cool Hunter, est parti d’une interrogation : “Does anyone have access to George Lucas ? “. Après avoir publié ce message sur sa Fan Page qui possède plus de 44 000 fans, la réponse ne s’est pas faite attendre. Seulement 17 minutes plus tard, The Cool Hunter annonce avoir obtenu le numéro de @philipbloom qui n’est autre que le “cinematographer”du Maître, et qui se trouve en sa présence. L’histoire dira si George Lucas aura finalement accepté d’offrir 2 minutes de son temps à The Cool Hunter. Ce que l’on retiendra, c’est qu’il aura fallu que quelques minutes pour mettre en contact un émetteur et un récepteur qui n’avaient a priori rien en commun.
Selon le sociologue espagnol Manuel Castells, le Réseau a toujours été considéré comme la meilleure structure d’organisation possible. Aujourd’hui, les NTIC « permettent » et décuplent cet idéal de communication. Manuel Castells place en effet le réseau au cœur des transformations sociales et culturelles contemporaines. Nos relations sociales et notre construction individuelle se feraient « contre et avec la société en réseau ». Mais la technologie peut dépasser cet idéal de communication, et le noyer. De fait, certains regrettent l’accélération et l’intensification des relations sociales inhérentes à la société en réseau. On tendrait à voir disparaître l’ »échelle humaine » qui donne du sens aux relations interpersonnelles. Cependant, ce discours postmoderniste qui consiste à considérer le Net comme un instrument de repli sur soi semble plus que discutable. Dans les faits, les individus qui possèdent un réseau important sur le Net ont tendance à avoir une vie sociale très développée dans la « vraie vie ». De plus, ces mêmes individus ultra connectés semblent être ceux qui tendent le plus à transformer l’essai en rencontrant en « réel » leurs contacts du Web. George Lucas, entends cet appel et rejoins la force de The Cool Hunter ! “
François Roque, plus connu sur Twitter sous le pseudo @imposture, créateur du blog “Derrière le paravent suédois”, et auteur du roman “Le syndrome de Roch” (Editions L’Arganier), avait déjà fait un tabac le mois dernier sur ce blog avec son post “Et si le web 2.0 faisait faillite ?“, qui avait été élue “Idée de la semaine”. Il récidive ce mois-ci en nous rappelant que tout média révolutionnaire (comme toute innovation de rupture) est amené à se normaliser.
Et si le bazar Web 2.0 finissait par s’asphyxier, se rétrécir et «rentrer dans le rang» ? C’est quoi encore cette hypothèse fumeuse ? L’autre soir je regardais la vidéo de Vinvin à Tedx. Un véritable showman le Vinvin. Non, je ne fais pas du lèche botte. Sérieux ! Respect pour le mec capable de tenir une salle pendant plus d’un quart d’heure avec des vannes en direct, et de terminer par une conclusion simple : pour être heureux dans la vie, ne vous dispersez pas dans 36 trucs. Faîtes simplement une chose. Et bien. Et on vous le rendra. Bon, ok, je la fais courte, mais c’est un peu ça. L’autre soir, donc, il était 23h30 et avant de me coucher j’avais décidé de regarder cette vidéo. Pourquoi celle-là ? Pourquoi Tedx alors que je ne sais pas vraiment de quoi il s’agit comme certainement 98,56 % des Français ? Pourquoi Vinvin ? Parce que l’Internet et le bazar le nourrissant et l’irriguant, je veux dire ces poumons du Web 2.0 que sont Twitter, Facebook, Youtube, les blogs et compagnies commencent à s’essouffler. Et forcément, seuls les bons souffles finissent par passer… Avant de m’endormir, je me suis dit que c’était certainement une loi naturelle de l’évolution des systèmes de communications : apparition d’une nouvelle technique ; les pionniers défrichent et ouvrent des tas portes. Puis ces portes se referment. Seules quelques unes restent ouvertes et deviennent le système : organisation, homme, argent, pouvoir et contrôle… Cela a bien été le destin de l’édition et de la presse, du téléphone, du cinéma, de la radio et de la TV. Pourquoi le Web 2.0 n’y échapperait pas ? J’ai pensé à 4 facteurs de «contraction» et de «normalisation» du Web 2.0 :
1/ Le manque de temps
Séguéla a dit dans les années 80 «trop de pub tue la pub!». Aujourd’hui, c’est trop d’info tue l’info. Et en Web 2.0, on dira plutôt trop de RSS tue le RSS, trop de statut tue le statut, trop de tweet tue le tweet, trop de RT tue le RT, etc. Quand vous avez une activité normale (genre travailler) et que vous revenez devant votre PC ou votre Mac qui compile des wagons de flux venant d’une centaine d’abonnements, est-ce que vous lisez tout ? (30 ou 40 amis Facebook, 40 ou 50 fils sur Twitter, quelques médias, la météo, des suivis eBay ou Venteprivées… on y est vite à la centaine !). Dans la pratique, à moins de passer sa vie devant un écran, on regarde, on survole beaucoup, on lit peu, voire très peu (vous êtes toujours là ?) et dès qu’une vidéo dépasse les 3 minutes on zappe. Ce comportement est condamné à aller en grandissant. La cause ? une prolifération accrue des flux générés par encore plus de comptes Facebook ou Twitter, plus de sites communautaires intégrant les outils actuels (et à venir) de propagation, démultiplication et finalement de pollution. Malheureusement le temps consacré à la «consommation» de tous ces «flux» ne sera pas extensible. Et même si ce temps est pris sur la TV par exemple, il restera des plages de temps incompressibles : celle de la vraie vie tout simplement : travailler, se nourrir, se laver, faire du sport, vivre en famille, regarder «La Ferme» sur TF1, etc.
L’abondance de flux va être inversement proportionnelle au temps de traitement disponible par nos cerveaux (oui, il y a allusion…).
2/ La technologie.
Pas la technologie du Web 2.0. Non, le hardware. Comme pour le premier iPod, puis le iPhone, les critiques ont fusé sur le iPad. Apple est n°1 mondial de la distribution de musique en ligne, contrôle en partie Disney(1) (Mickey et ses amis, certes, mais aussi «Lost» ou Miramax, autrement dit Tarantino, par exemple…), et est enfin leader des smartphones. Le iPad ? Bon, il faut avouer que Steve Jobs, assis comme un papy dans son fauteuil regardant National Geographic sur son iPad pendant son Keynote, ça faisait bizarre… Seulement voilà, dans nos sociétés occidentales qui consomment ET financent ce gigantesque bazar de contenus, flux, réseaux et terminaux, il y a plus de vieux que de jeunes. Et si l’avenir c’était les vieux ? Un terminal simple où justement on ne fait qu’une seule chose à la fois, mais bien et avec un rendu nickel : mise en page digne d’un vrai magazine, qualité d’affichage impeccable des textes, comme dans un vrai livre, rendu fluide et son stéréo, comme sur un poste TV ? Avec un tel rendu de restitution, le contenu n’est-il pas alors condamné à être aussi de haute qualité ? Les tablettes ne sont ni des ordinateurs, ni des téléphones. Ce sont des terminaux nomades pour consommer, chez soi, du média produit «professionnellement». Simples et pratiques, elles ont certainement un bel avenir pour les seniors qui consommeront des magazines dérivés des titres en kiosques, des documentaires loupés sur une chaine du câble et, entre deux usages, les poseront comme cadre photo sur la commode, le temps de la recharge des batteries. Et les juniors ? Une nouvelle console de jeux, un terminal de surf sur des sites qui seront pensés pour ces tablettes. Car, comme pour le iPhone, il y aura des protocoles et applications dédiées. Ces tablettes, Apple ou autres, vont introduire une capture supplémentaire de l’espace temps mais pour de la consommation de flux «formatés» et dérivés (payants…) des vieux médias et industries de la culture. Et moins pour consommer des flux d’informations plus sommaires (140 signes…), des vidéos médiocres, ou des blogs (vous êtes toujours là ?)…
3/ La dilution.
Pourquoi l’autre soir j’ai donné un quart d’heure de mon sommeil à Vinvin ? Le fond de l’histoire se résume à une double opposition :
- d’une part une opposition entre des contenus produits par des émetteurs «crédibles» (médias, marques, industries, sites de commerce, et certains blogueurs…) et du faux contenu (blogs perso à audience par nature restreinte et surtout ces torrents de flux de «partager» «copier», «relink», RT, etc. La fameuse circulation circulaire à effet indigestif).
- d’autre part une opposition entre internautes «actifs» (ceux qui produisent du contenu – notes, tweets, blogs…) et les internautes «passifs» qui se contentent de surfer, même si ils ont des comptes twitter, facebook… Sachant que ces derniers forment largement le gros des troupes.
Un petit Mappickey(2) vaut mieux qu’un long blabla :
Autrement dit sur les 300 millions de comptes Facebook combien sont des sources de qualités ou fiables ? Sur les 50 millions d’émetteurs Twitter combien postent des tweets intéressants, «originaux» ? Google commence à remonter les tweets dans ses réponses et il semblerait que les statuts Facebook apparaitront aussi. Comment alors savoir ce qui va être fiable, intéressant ou instructif dans tout ce bazar à croissance exponentielle ? Le risque (ou l’opportunité, tout dépend de quel côté on se place) ne sera-t-il pas une tendance croissante, en plus du zapping évoqué, de se diriger naturellement vers des sources connues ou reconnues, fiables et/ou de qualité. Ou régulières ? Les flux vont s’accroître encore plus, mais les mauvais vont être encore plus dilués, leurs visibilités de plus en plus faibles, et leur impact et effets amoindris. Le blog de Vinvin n’est pas tout à fait la quintessence du journalisme. Mais il a une qualité : une régularité dans un humour acide qui ne tombe pas dans le bête et méchant. Une chose à la fois, donc. Et bien. Pour l’instant il surnage dans mes flux. Mais demain ?
4/ L’argent.
Le quatrième facteur, fatal, lui, effet de l’enchainement des 3 précédents : trop de flux, manque de temps biologique et humain pour les traiter, émergence de solutions alternatives de qualité, report par petites touches vers d’autres émetteurs plus «formatés», manque de temps pour suivre les autres flux libres. Conséquence ? La faillite. Je l’ai exposée dans une autre note ici. Pour résumer, l’absence de modèle économique des poumons du web 2.0, cette utopie d’un financement par la pub qui est un marché très faiblement extensible au mieux, au regard de ressources techniques, marketing et humaines à croissance vertigineuse pour faire fonctionner et entretenir ces systèmes, ne peut, à mon humble avis, se terminer que par une nouvelle bulle et une probable faillite des opérateurs : Facebook, Twitter, Youtube, Myspace… Game Over !
Rajoutons là-dessus une baisse de l’intérêt, l’ennui, voire la défiance, la foule délaissant ce «bazar» pour d’autres «jouets» et d’autres «sources», formant elles une nouvelle chaîne. Un nouveau «système». Cela bien était le destin de l’édition et de la presse, du téléphone, du cinéma, de la radio, et de la TV. Pourquoi le bazar du Web 2.0 n’y échapperait pas ?
(1) via Steve Jobs administrateur et premier actionnaire physique du groupe
(2) mappickey = mapping + mickey by IRC / Imposture Research Corp ®©
Imaginez votre chambre d’hôtel à 3 000 mètres d’altitude vous emmenant silencieusement à destination, tout en préservant l’environnement ! Bienvenue dans le projet Aircruise, un concept de transport visionnaire, développé par le cabinet de Design et Innovation SeymourPowell en partenariat avec Samsung, dont la vidéo de présentation (à la musqiue pour le moins planante
) vient d’être rendue publique (voir ci-dessous).
Aircruise est une sorte de ballon du futur qui se présente comme un aéronef en forme de diamant. Il pourra s’élever à 3720 mètres d’altitude grâce à ses réservoirs contenant de l’hydrogène (330.000 mètres cube !) et sera propulsé par l’énergie solaire recueillie par ses panneaux.
« Le concept de l’Aircruise remet en cause l’avenir du voyage de luxe qui serait basé sur des transports aériens gourmands en énergie, à l’espace réduit, et trop souvent stressants », explique Nick Talbot, directeur du design chez SeymourPowell. A l’intérieur de cet « hôtel-ballon » de 265 mètres de hauteur : un bar-lounge, quatre appartements en duplex, un appartement penthouse et cinq autres plus petits. Ajoutez des chambres, un restaurant et une salle de sport pour faire bonne mesure.
Naviguant à près de 150 Km/h, ce dirigeable du futur pourrait également servir de « simple » moyen de transport. On pourrait ainsi relier Paris à New York en une petite quarantaine d’heures. Expérience unique garantie ! Côté installation technologique, le Coréen Samsung a d’ores et déjà annoncé la présence d’écrans plats, de caméras sensorielles et d’un plancher lumineux à mémoire de forme.
Une seule question reste suspendue entre ciel et terre : ce concept fou est-il réalisable ?
Et si le papier devenait un simple support de projection ? C’est l’hypothèse retenue par les auteurs de la série américaine de science fiction “Caprica” comme en témoigne l’extrait du pilote ci-dessus. Caprica est une série télévisée issue de la franchise Battlestar Galactica créée par Rémi Aubuchon, Dabid Eick et Ronald D.Moore, et actuellement en production avec l’aide du scénariste de 24h Chrono. Cette série se présente comme “la première saga familiale de science-fiction à la télévision “.
Selon Wikipedia, “la série prend place sur la planète fictive de Caprica, cinquante-huit ans avant les événements décrits dans Battlestar Galactica. Elle raconte l’histoire des Douze Colonies en paix et vivant dans une société pas tellement différente de la nôtre. Mais l’importante technologie et une avancée considérable en robotique permet le rêve ancestral de concilier intelligence artificielle et corps mécaniques pour créer les premiers robots vivants, les cylons. Leur construction mènera inéluctablement à la première guerre contre les cylons…”Le Trailer de la série est à découvrir ci-dessous…