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ET S’IL NE FALLAIT JAMAIS RENONCER A SON AMBITION ?

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Comme tous les dimanches à 11h, c’est l’heure de notre post #JourDuPenseur consacré aujourd’hui au livre de Sheryl Sandberg, Chief Operations Officer de Facebook, qui défraie la chronique aux Etats-Unis cette semaine, intitulé « Lean In : Women, Work and the will to lead ». C’est aussi ma manière de contribuer à la journée du 8 mars, qui, contrairement à ce que trop de gens pensent, n’est pas la célébration de la femme (un genre de fête des mères ou de St Valentin sans les cadeaux ou nous chanterions tous avec Julien Clerc « Femme je vous aime »), mais la journée internationale DU DROIT DES FEMMES, créée pour lutter contre les inégalités dont les femmes sont victimes, partout dans le monde. Et parmi ses inégalités, le fameux « plafond de verre », qui pèse encore aujourd’hui dans les pays où l’égalité homme-femme a le plus progressé, et qui se traduit par une inégalité salariale et une répartition déséquilibrée des fonctions entre les femmes et les hommes dans les entreprises et dans les foyers. C’est le sujet du livre de Sheryl Sandberg « Lean in », paru opportunément cette semaine aux Etats-Unis. Un livre qui fait suite à son intervention très remarquée à TED en 2010 (vidéo ci-dessous). Sheryl Sandberg est convaincue qu’une part importante de la solution passe par la prise de conscience des femmes elle-mêmes de la nécessité de ne pas renoncer à leur ambition professionnelle, en particulier au moment de la maternité où se crée le décrochage qui conduit trop souvent au renoncement. « Lean in » n’est pas un terme facile à traduire en français : celà signifie littéralement « se pencher en avant », on pourrait dire « aller de l’avant ». Il traduit une attitude qui est l’opposée du « lean back », qu’on pourrait traduire par la posture de retrait, le pas de côté. Avoir la « lean in » attitude, c’est avoir la volonté d’avancer, de s’imposer dans le débat, et de ne pas renoncer à son ambition.

Sheryl Kara Sandberg, née en 1969, fait partie des 100 femmes du monde les plus influentes selon le Times en 2012. Elle a commencé sa carrière au Département du trésor américain, avant de travailler chez Google comme vice-president en charge des ventes et des opérations mondiales, avant de rejoindre Facebook en 2008 comme COO (Chief Operating Officer) et d’en devenir la première femme membre du Board (Comité de direction) en juin 2012. La valeur de ses actions dans Facebook est évaluée à environ 400 millions de dollars.Sheryl Kara s’est fait connaitre pour son combat pour l’égalité hommes-femmes à l’occasion de son intervention très remarquée à TED en 2010. Son livre  » Lean in », paru en 2013 en anglais, en est le prolongement naturel, et a généré un débat qui fait rage en ce moment dans les médias américains : Sheryl Sandberg n’incite t-elle pas les femmes à sacrifier leur vie personnelle à leur vie professionnelle ? Sa position de femme très éduquée et privilégiée ne biaise t-elle pas son analyse ? Comme toute personne engagée dans une cause, elle affronte les critiques. Mais elle ne le fait pas seule, puisque, au delà de son livre, elle a décidé de créer un véritable mouvement « Lean in » au travers d’un réseau social communautaire qui s’est ouvert au moment de la publication du livre, que vous pouvez rejoindre en cliquant ici. Un réseau qui comprend déjà quelques femmes célèbres telles Oprah Winfrey, Mélindan Gates, Arianna Huffington et Ryan Seacrest, et qui permet à ses membres de créer leur propre « cercle Lean In ».

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Dans « Lean In », Sheryl Sandberg cherche à expliquer pourquoi, alors que les statistiques montrent qu’il y a plus de femmes que d’hommes dans les universités les plus prestigieuses, ceci ne se traduit toujours pas dans le monde professionnel où les leaders sont toujours très majoritairement des hommes. Sheryl Sandberg formule l’hypothèse selon laquelle « la progression de carrière dépend de sa capacité à prendre des risques et à se mettre en avant, qui sont des caractéristiques que les femmes sont découragées de montrer ». Elle pense qu’il est fondamental de donner confiance aux femmes pour les inciter à prendre plus de risques, à croire davantage en elles-mêmes, en particulier au moment du « décrochage » lié à la maternité. Sheryl Sandberg veut encourager les femmes à prendre leur place à la table principale (« sit at the table ») et non en retrait, et de ne pas dépendre de mentors. Elle est convaincue que les femmes en entreprise sont, en quelque sorte, « conditionnées » dans une posture de retrait relatif :  » Les femmes sont réticentes à négocier des salaires et des postes plus élevés ». Alors que les hommes attribuent leur succès professionnels à leur propre mérite, les femmes ont tendance à les attribuer aux autres, à leur environnement ou même à la chance.Dans le chapitre « don’t leave before you leave », elle insiste sur l’importance de rester ambitieux même au moment de l’établissement de sa famille. Sheryl Sandberg est consciente que ses recommandations ne vont pas à elles seules, résoudre tous les problèmes de sexisme et les inégalités sociales dans le monde. Sa contribution à la cause des femmes, est limitée à une sphère particulière, celle de l’inégalité des salaires et des responsabilités dans les entreprises. Mais je pense qu’on peut difficilement ne pas être d’accord avec son credo :  » A world where half of our countries and half or our companies were run by women would be a better world ». Elle aurait pu ajouter également « half of your home », en ligne avec sa recommandation du partage des tâches au foyer. Et si on adoptait tous la « lean in » attitude ?

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ET SI ON REINVENTAIT LA MANIERE DE JOUER SUR FACEBOOK ?

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C’est lors d’un déjeuner à Hong Kong aujourd’hui que Joanne Lao, qui dirige TBWA\ Hong Kong, m’a fait découvrir la toute dernière innovation développée par TBWA\DAN Hong Kong (Digital Arts Network) pour l’opérateur mobile one2free, qui permet, pour la première fois au monde, de jouer directement dans sa timelime ou dans son newsfeed facebook, sans avoir besoin de télécharger une application extérieure. « One2free Invaders », lancé vendredi dernier, est le premier de toute une série de jeux qui seront édités chaque mois par one2free, inspirés par des grands classiques du jeu tels Space Invaders, Snake ou Frogger, avec l’intégration d’éléments typiques de Hong Kong comme le Star Ferry, ou la Hong Kong Skyline. Les jeux sont développés à la fois en Flash et en HTML5 pour permettre un usage sur tous les supports connectés à internet. Cette démarche vise à promouvoir la Game Box de one2free, et à renforcer le concept de la marque qui définit sa mission comme « always looking for new ways to bring fun to Hong Kong ». Attention, j’en ai fait l’expérience, ce jeu est TRES addictif ! Pour jouer immédiatement, cliquez ici ! Et si vous voulez faire baisser la productivité de vos amis pour qu’elle ne soit pas supérieure à la vôtre, n’oubliez pas de cliquer sur « partage ». Vous pourrez également ainsi comparer votre meilleur score à celui de vos amis.

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Et si Twitter et Facebook disparaissaient demain ?

Si je n’avais plus droit de fréquenter qu’un seul blog en langue française sur l’actualité de la com, je crois que je choisirai celui de @MathieuFlex, plus connu sous le nom de Publigeekaire (à retrouver sur le blog éponyme et sur Twitter) : une qualité d’info et une fraicheur inimitable, qui finiraient par me rendre un poil jaloux… Mathieu est un publicitaire de 28 ans tombé dans le web en 1997 et ne l’ayant plus quitté. Sa photo est pour le moment barrée du nom de son blog, mais quelque chose me dit que cela pourrait changer, s’il arrivait #EnHautDuCocotier ! Pour celà, il lui faut commencer par battre le score de @MryEmery (2248 visiteurs uniques entre 9h et minuit). Il ne tient qu’à vous qu’il y parvienne si vous recommandez suffisamment largement la lecture de ce post, que j’ai personnellement beaucoup apprécié dans le fond comme dans la forme.

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Le monde a un jour tourné sans que les réseaux sociaux existent. Voire même sans Internet.

Pourtant, en quelques années, ils sont devenus indispensables : bon nombre d’entre nous ne peuvent se passer de ces liens virtuels.

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Et si les deux principaux pourvoyeurs devaient disparaître demain, qu’est-ce qui nous manquerait, qu’est-ce qui changerait ? C’est sur la base de ce scénario apocalyptique que j’aimerais vous parler d’eux (sur fond de second degré).

1 – Le nombre des zombies se réduirait dans les rues et les couloirs des transports

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Vous les croisez tous quotidiennement (et vous en faites peut-être parfois partie) : ces gens qui dès qu’ils ont une seconde vont visiter leurs réseaux sociaux préférés pour voir ce que disent leurs contacts. Pour absorber des infos. Pour bavarder. Pour faire de l’esprit.

Tout ça a un intérêt réel mais je pense qu’il faut faire attention à ne pas transformer ces réseaux en remplaçants des cigarettes que l’on fume pour se donner une contenance.

Si ces réseaux disparaissaient, peut-être que l’on reviendrait à l’essentiel. Ou peut-être qu’il suffit juste de mieux équilibrer ?

2 – Un coup porté au développement du LOL collectif

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Facebook et Twitter participent à la création exponentielle de références lolistiques (de LOL, Laugh Out Loud = je me tords de gros rire). Ce n’est évidemment pas nouveau mais par contre, elles se font de plus en plus nombreuses, elles touchent de plus en plus de gens et elles se propagent de plus en plus vite.

Avant, vous parliez à un ami d’une vidéo, et à moins qu’il soit un peu geek, il n’en avait pas entendu parler. Maintenant, vous pouvez vous trouver dans un hôtel loin de chez vous avec un Tee-Shirt Keyboard Cat et un senior vous dira « Oh, le chat qui fait du clavier, je l’ai vu sur Facebook » (expérience personnelle véridique. J’en pleure encore).

S’ils disparaissaient, l’expansion du LOL serait grandement ralentie...

3 – Des centaines d’adolescents ne flingueraient pas leur futur CV

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Sur certains aspects, je crois que je n’aimerais pas être adolescent aujourd’hui. Comme d’autres, j’ai fait des soirées et certaines issues furent rudes. Les images de ces temps ne sont souvent que de lointains souvenirs dans les esprits, de même que les conversations dans les forums et IRC sont restées sur ces derniers, sous des pseudos.

Mais aujourd’hui, tout est dit et référencé, tout est tagué et répertorié le plus souvent sous votre nom. Ce n’est pas un problème quand vous en être conscient ou quand vous le maîtrisez. Mais c’est demander beaucoup de maturité à certains.

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S’ils disparaissaient, ce serait peut-être une façon d’oublier certaines erreurs de jeunesse. Ou une solution plus simple serait-elle de donner aux plus jeunes des cours sur les risques du Web à l’école ?

Bon évidemment, les adultes ne sont pas à l’abri.

4 – Les Agences de Pub perdraient leur nouveau Mojo

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Depuis la montée en puissance des réseaux sociaux, les Agences ont retrouvé du panache et de l’esbrouffe. « N’oubliez pas le volet Facebook ». « On va viraliser le film sur le Web ».

En effet, après 50 ou 60 ans d’une évolution finalement assez tranquille, elles se retrouvent en plein milieu d’une tornade où les marques veulent s’engouffrer : community management, accompagnement de la courbe de vie d’un produit, branding discussions à outrance.

Bref, plein de nouveaux challenges que la disparition de Facebook et Twitter empêcherait de relever.

5 – Les journalistes redeviendraient les maîtres de l’information

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Ceci est notamment vrai pour Twitter où nombre d’entre-nous ont à cœur de faire de la veille, agissant parfois avec une démarche pseudo-journalistique de recherche de l’information.

Une bonne news bien formulée peut vous propulser très loin, parfois assez loin pour servir de source à des journaux que vous avez pris de court (avec une photo, en étant là au bon moment).

Évidemment, il y parfois quelques dérapages mais ça rappelle aussi qu’il est bon de vérifier ses sources.

Mais si ça s’arrêtait, que ferait-on ? Accepterait-on de nouveau cette affreuse impression d’avoir l’information mâchée et remâchée ?

6 – Mais aussi s’ils disparaissaient…. (en vrac parce que je ne vais pas vous plomber votre journée et parce que je vous attends en commentaires….)

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- Vous rateriez beaucoup de belles rencontres,
- Vous bosseriez VRAIMENT toute la journée (vous savez bien de quoi je veux parler),
- On aurait moins l’impression de pouvoir chatouiller l’ordre établi,
- Les blogueurs verraient leur audience à la baisse et les commentaires à la hausse,
- Le trafic de Copains d’Avant exploserait (non, c’est pour rire),
- Vous ne subiriez plus autant la pression sociale incarnée par les photos de profil de vos amis qui présentent bébés, mariage, vacances…
- On retrouverait l’énergie qui nous a caractérisés quand on a découvert tout ça,
- Plus personne ne finirait ses SMS avec #hatersgonnahate (quoi, je suis le seul ?),
- Vous découvririez que vous n’avez ni le mail ni le téléphone ni même le nom de personnes à qui vous parlez régulièrement,
- En soirée, on n’entendrait plus « File moi ton nom complet pour que je te stalke sur FB »,
- On ne pourrait plus faire d’apéros réguliers à 150 personnes,
- Vous n’auriez plus de nouvelles quotidiennes de votre ancien voisin de CE1,
- Les habitants des autres pays nous sembleraient moins proches,
- Vous verriez qui vous souhaite vraiment votre anniversaire… sans reminder (et votre seul ami est peut-être votre maman, mais c’est un autre problème),

Et surtout ce concours chez Nicolas Bordas n’existerait pas ou très peu et on se battrait pour 400 visiteurs.

MAIS CE N’EST PAS LE CAS. Alors partagez cet article parce que ça ne coûte rien et que l’entraide est une force de plus de ces réseaux.

Et pour vous, qu’est-ce qui changerait ?

Sources images : ici, ici, ici, ici.

Et si la monnaie locale relançait l’économie locale ?

Dans l’avion pour New York (OpenSkies bien entendu ! tellement mieux et moins cher, et je ne dis pas ça seulement parce que c’est un client de TBWA\Consulting ;-) ), je tombe sur un article fascinant en page trois du journal Le Monde, titré « Mon quartier, ma monnaie », annonçant que « Brixton, dans la partie Sud de Londres s’est doté, jeudi 17 septembre, d’une monnaie purement locale, à l’initiative d’une association environnementale ». Incroyable, non seulement les Anglais refusent l’Euro mais ils développent des monnaies locales ! Car le « Brixton Pound » ne fait que suivre l’exemple de deux autres villes anglaises rurales (Totness et Lewes) qui se sont lancées en 2007 et en 2008, dans une monnaie dont le change n’est pas garanti, mais qui incite à dépenser dans le commerce local, puisque, par définition, il est le seul à l’accepter. La crise est-elle la raison d’une telle initiative ? On pourrait le penser dans la mesure où ce phénomène de monnaies locales était, si je puis dire « monnaie courante » aux USA en 1930, où près de 5000 monnaies avaient été créées (les citoyens n’ayant plus confiance dans leur banque), avant qu’elles ne soient interdites par peur d’une déstabilisation du système bancaire. L’association de Brixton qui a convaincu les 60 premiers commerçants d’accepter de participer à ce projet revendique, elle, l’amélioration de l’empreinte écologique par le soutien du commerce local. Mais on peut aussi penser, après les tentatives de monnaies virtuelles sur « Second Life » ou Facebook, que ce phénomène préfigure une logique d’économie communautaire localisée, dont le Club Med et ses colliers auraient été les pionniers ! Dans un monde où le transport des marchandises (et des personnes) va devenir beaucoup plus cher, on peut imaginer (et espérer ?) une relocalisation de la production et potentiellement de la consommation au sein d’économies « moins ouvertes », mais plus humaines. Des raisons en plus de préférer son « nouveau commerçant » de proximité, à la filiale locale de l’hypermarché mondialisé. Bon, c’est décidé à mon retour, je relance le sesterce dans le quartier latin. Vous me suivez ?

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Et si l’écologie se prenait moins au sérieux?

 

L’homme sérieux est dangereux; il est naturel qu’il se fasse tyran.
Pour une morale de l’ambiguité
Citations de Simone de BeauvoirL’homme sérieux est dangereux; il est naturel qu’il se fasse tyran.
Pour une morale de l’ambiguité
Citations de Simone de Beauvoir

Simone de Beauvoir disait  » L’homme sérieux est dangereux , il est naturel qu’il se fasse tyran ». L’avenir de la planète est une chose ô combien sérieuse, mais est-ce une raison  pour adopter une approche systématiquement dramatisante, parfois dogmatique et occasionnellement sectaire ? N’est-il pas temps d’adopter une attitude environnementale plus naturelle, sereine et décontractée ? Si l’on veut éviter que l’écologie, à l’image de l’Europe, soit une cause juste, mais non désirable, il est temps de remettre de l’esprit, de l’envie, de la décontraction et de l’humour. C’est dans cet esprit que l’agence \Map a conçu la démarche Carbon Fighters, une manière qui se veut  plus ludique de faire la chasse au carbone, partout dans les entreprises, au travers d’autocollants judicieusement placés. Si vous avez vous aussi une âme de chasseur de carbone, n’hésitez pas à les rejoindre sur le groupe Facebook « Carbon Fighters ».

 

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