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Et si on (ré-)apprenait à prendre son temps ?

Après avoir aboli l’espace, les nouvelles technologies abolissent le temps. L’ubiquité, permise par les transports, le téléphone puis Internet atteint son paroxysme avec le phénomène Twitter : tout, tout de suite, plus vite, ici et maintenant. Au risque de se perdre dans l’absolue instantanéité. Au point  d’arriver à la question posée par l’urbaniste Paul Virilio critiquant la perte de l’échelle humaine dans cette accélération : « Comment vivre « ici », si tout est maintenant ? « . Il y a pourtant un bénéfice au « savoir attendre ». Sans renvoyer  au thème principal de mon post précédent, on à tous eu l’occasion d’expérimenter l’intérêt de faire « durer le plaisir » (ou de faire durer le désir pour augmenter le plaisir ;-) ). Ce bénéfice a été démontré, il y a déjà 40 ans, par le professeur de Stanford Walter Michel, créateur du « test du Marshmallow ». L’idée est simple : mettez un enfant de 4 ans devant un Marshmallow et proposez lui l’alternative suivante: soit tu manges tout de suite, soit tu attend que je revienne (12 minutes) et tu en auras un deuxième. Cela donne des caméras cachées désopilantes (cf vidéo ci-dessous) qui permettent d’analyser les très nombreuses stratégies de résistance à la tentation (du regard détourné au décompte du temps), mais cela donne surtout des enfants qui à l’âge de 18 ans sont assez différents en terme de mesure du QI, mais aussi de qualités collectives. Contrairement à l’idée reçue, il semblerait que deux « tu l’auras » valent mieux qu’un « tiens »! Une fois de plus La Fontaine avait vu juste : « tout vient à point qui sait attendre » …

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Effets du Kamagra est différent pour tout le monde. Il suffit de ne pas dire quelle option est la meilleure alternative. Et il est intéressant pas pour tout le règne. Pas agréable de penser.