Et si on nationalisait Google ?

Ce post est une contribution spontanée de Clement Beauvallet, 27 ans, qui après des études commerciales a travaillé essentiellement dans le domaine automobile. Il produit trois blogs (au moins ;-) ) : Webobusiness, webautomobile,  et suchablog.com. Ce post a été publié sur Webobusiness.

Et si on nationalisait Google ? …Enfin, « supra-nationalisait » Google !

C’est une réflexion qui me tourne en tête depuis quelque temps, influencée autant par mon parcours, mon nouveau « métier », que par mes lectures (Attali, Stiglitz…) que par l’actualité (Crise financière notamment, mais les actualités « New Tech » aussi…).Et un peu d’astronomie aussi. Une réflexion qui va apparaitre étrange, mais qui me parait de plus en plus sensé à chaque fois que je la rumine à nouveau.

Reposons quelques cadres. Que savons-nous d’Internet ? Le fait principal pour moi, c’est qu’il est maintenant à peu près aussi vaste, touffu et inconcevable à l’échelle humaine que l’Univers. Oui, la comparaison est astronomique. Mais justement, prenons ce mot « astronomique » : 950 000 résultats dans Google. 950 000 pages contenant ce mot. 950 000 planètes, faisant partie d’un système plus ou moins complexe (Sites, blogs, wiki…). Vous comprenez mieux la métaphore ? On peut en appréhender certains à l’œil nu, comme la Lune, les galaxies proches (Proxima du Centaure, Orion). Et encore, quand je dis appréhender, c’est un doux euphémisme. Nous arrivons à distinguer une lumière dans la nuit. Pour certaines « réponses », plus proches, nous les voyons plus facilement, et somme même capable de les « explorer ». Mais uniquement en surface. Un peu comme nous le faisons avec une page Web finalement. Cet état de fait, nous amène ainsi au deuxième fait qui définit Internet pour moi : nous ne sommes plus en mesure, depuis longtemps, d’explorer et/ou connaitre entièrement Internet. Seul un Bot le pourrait. Et encore à sa manière de Bot. De Facto, cela signifie que des millions (milliards) de pages, de sites, de blogs… resteront à jamais connu de leurs seuls créateurs. Des systèmes et des planètes dont nous ne soupçonnons pas l’existence depuis notre Terre à nous, et dont nous n’entendrons très probablement jamais parler.

Quel rapport avec le titre ? Simplissime : si l’on se base sur ces 2 faits principaux, et sur le caractère exponentiel de l’expansion de l’Univers Internet, on se rend compte alors du rôle critique d’un Google. Premier moteur de recherche au monde (surtout en Occident), il est la clé d’entrée quasi systématique dans l’Univers Internet. La Stargate de base. Que se passerait-il alors, s’il décidait de fausser les coordonnées. De répondre « rouge » à une question sur le « bleu » ? D’effacer systématiquement toute référence à un évènement, un moment de l’Histoire, une actualité. Serions-nous capable de la retrouver dans cet Univers sans fin ? Sans même l’effacer, que se passerait-il si Google procédait juste à un « déclassement » de cette information. La faisant passer du système solaire (les 1ères pages) où nous pouvons la trouver et l’étudier, à un exo-système distant de milliers d’années lumières (en dernière page de résultat). Sauriez-vous-même que la « bonne » information, l’information sensible, se trouve à plus de 900 000 résultats de vous ? Je ne crois pas.

Mais continuons au-delà des simples résultats de recherches qui, même si hautement critiques sur Internet, pourraient être (vraiment ?) remplacé par un nouveau moteur de recherche. Regardons les diversifications qu’a réalisées Google depuis 10 ans, à grands renforts de produits gratuits et d’innovations technologiques. Non pas que je sois contre, au contraire, je suis un vrai Google Convinced. Survolons le catalogue quand même : mail, maps, voice, suite bureautique, agenda, modélisation (limite architecture !) 3D, archivage de photos, système d’exploitation mobile, Maps. Et bientôt : OS, service de musique, libraire, GPS, Santé… Quel mal à cela me direz-vous ? Finalement, tous ces services sont hautement qualitatifs, fiables et en plus gratuit. Génial donc !

Oui. Et non. Parce que Google devient de plus en plus la « clé unique » d’entrée dans l’Univers Internet et l’omnipotent moyen d’accès vers tous ce qui s’y trouve. Il remplit quelque part une « mission de service public », en nous permettant l’accès à cette Univers global et globalement universel. A cet Univers public, à ce « deuxième monde » pour certains même. Une mission de service public, qui pourtant n’a pas à répondre devant les instances élues et dirigeantes. Uniquement devant les instances « payantes » (les actionnaires) mais qui sont pour le coup bien dirigeante.

Sans parler du fait, inquiétant aussi, que Google peut se permettre de produire autant de services, autant de moyens d’accès, sans qu’aucun ne soit directement rentable, mais « sponsorisé » par le core business. Et cette « création de non valeur » par Google, signifie souvent une perte totale de valeur pour des entreprises qui vendaient le service concurrent. En résumé : Google possède la force de frappe d’un Etat (protectionnisme, subvention des activités…) sans pour autant en posséder le pendant (enfin chez nous) démocratique et républicain.

Enfin, c’est aussi la plus grande base de données mondiale à l’heure actuelle. Sur tout, n’importe quoi…et sur vous. Que se passera-t-il le jour où, votre nom, cherché dans Google, remontera des résultats sur une personne totalement différente. Ou des résultats sur vous, mais calomnieux, et censément tellement peu crédibles, qu’ils ne devraient pas apparaitre dans les 1ère pages de résultats. Mais des résultats fiables, car sortant de Google. Ou que Google fera la promotion féroce de son « OpenID », payante par la pub (ou plutôt par abonnement aussi). Alors Google possèdera l’un des pouvoirs étatiques, régaliens, de base : la création et le contrôle de l’identité. Mais encore une fois, sans le cortège républicain…

Make no Evil.

J’aimerais y croire à cette fameuse devise Googlienne. Mais une part de moi ne peut s’empêcher de supputer et de ne fondamentalement pas croire en la nature Humaine, dés lors qu’elle est immergée dans une entreprise. Et si on nationalisait Google alors ? Supra nationalisait même, puisque qu’une entreprise qui sert le monde entier ne peut appartenir à un seul pays, à une seule nation. Bien trop dangereux. Et puis, ça nous donnerait même une excuse concrète pour travailler tous ensemble, dans un même direction pour une fois. Mais nationaliser Google pour continuer sur cette même lancée qui a été celle de cette firme depuis plus de 10 ans maintenant : universalité, internet pour tous, innovation… Gageons qu’une telle machine de guerre pourrait même réussir à raccrocher les pays laissés derrière lors de cette conquête spatiale de l’Internet…

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