Vous vous souvenez certainement de l’application “Street Museum” (ci-dessus), lancée par le London Museum pour l’ouverture de sa Modern Gallery, une application qui vous permet de visualiser en réalité augmentée sur votre iPhone les rues de Londres au travers de photos d’époque. Une manière originale de redonner vie aux photos anciennes. C’est aussi le principe de ce tout nouveau site dearphotograph.com/ qui vous propose de reshooter aujourd’hui des photos incorporant des photos du passé (voir exemples ci-dessous), créant ainsi une émotion nouvelle empreinte de nostalgie et capturant doublement la trace du temps. “Dear Photograph” est un projet qui s’inscrit dans la lignée de Sleeveface , Young Me, ou encore Now Me. Il s’agit ici de retrouver une photo ancienne et de la replacer dans son environnement historique exact pour la rephotographier aujourd’hui. Le blog “Dear Photograph” a été créé par Taylor Jones, qui réside dans l’Ontario au Canada. L’idée lui est venue comme une évidence en feuilletant un vieil album photo, en famille, et en regardant une photo à l’endroit exacte où elle avait été prise, des années plus tôt. Eureka ! Depuis, il a décidé de permettre à tous les photographes du monde de venir nourrir son site. Si la nostalgie vous en dit …
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Elle s’appelle Irma. Et son premier disque vient d’être produit par MyMajorCompany. En août 2008, cette camerounaise alors âgée de 18 ans parvient à séduire 416 internautes coproducteurs, en tout juste 48 heures et réunit autour d’elle les 70 000 euros nécessaires pour enregistrer son premier album. Elle signe ainsi son entrée chez My Major Company par un record jusqu’ici inégalé ! Irma vient de prendre une année de césure à l’ESCP Europe pour se donner le maximum de chance de réussir dans la musique, quitte à jouer partout où on ne l’attend pas, des premières parties d’autres artistes, aux concerts improvisés dans le métro (vidéo ci-dessous). Déjà 500 000 vues sur YouTube, pour son titre phare “I know”, et, ce que je sais, c’est que ça ne devrait pas s’arrêter là…
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Comme tous les dimanches sur ce blog, c’est #JourDuPenseur, et, une fois n’est pas coutume, c’est un lieu qui occupe l’esprit de notre penseur de la semaine, David Edwards. Un lieu où les disciplines se rencontrent, sur le modèle du Media Lab du MIT, à Boston, ou de Ideo né de la fusion du studio de design de David Kelley – ingénieur de Stanford et auteur du design de la souris adoptée par Steve Jobs pour Apple- et d’étudiants britanniques en arts. Un lieu où se rencontre en particulier l’art et la science. Un lieu qui s’attache selon son fondateur à « offrir les conditions les plus propices au développement des idées ». Ce lieu a été créé à Paris à l’automne 2007 par David Edwards, c’est le Laboratoire. Il en retrace la genèse et la philosophie dans un livre Le Manifeste du Laboratoire, où il raconte comment et pourquoi il a fait de cet espace un lieu d’expérimentation où se côtoient plasticiens et biologistes, cuisiniers et designers, et ce, en contact permanent avec le public…Avec pour objectif que se réunissent culture et innovation.
Il y a 13 ans, David Edwards, chercheur en mathématiques appliquées à l’université de Harvard, invente un procédé permettant de délivrer une dose d’insuline dans le corps par voie pulmonaire. Il crée une start-up pour le développer puis la vend deux ans plus tard pour plusieurs millions de dollars à un laboratoire pharmaceutique. De retour à Harvard, où il devient professeur de génie biomédical, il écrit le livre Arts Sciences dans lequel il définit l’acte créateur comme relevant d’un double processus : esthétique et analytique. Selon lui, il n’y a pas de différence entre la création scientifique et artistique. Aujourd’hui, notre système éducatif et nos institutions ont tendance à entretenir la séparation entre le monde des créateurs et celui des scientifiques. L’heure est pourtant à la transversalité. Ce constat dressé par David Edwards l’a poussé à créer le Laboratoire au centre de Paris en 2007. Il veut y explorer les potentialités créatrices offertes par la fusion de l’art et de la science. Le Laboratoire est alors envisagé comme un incubateur d’idées, un espace où les idées peuvent s’épanouir et se traduire en applications majeures dans le domaine de la culture, de l’industrie, du social. « Un catalyseur d’innovation culturelle, éducative, humanitaire et industrielle ».
Pour David Edwards, l’art ne se conçoit pas comme un résultat mais comme un processus guidé par l’imaginaire. C’est moins l’œuvre que l’acte créateur qui l’intéresse. A la manière du Bauhaus, cette école allemande d’art et de design fondée au XXème siècle favorisant les créations et l’innovation des élèves par l’apprentissage « expérientiel », Edwards privilégie l’expérimentation. Il ouvrira donc cet espace au public. Et il souhaite que l’art et le design amenés aux frontières de la science s’inscrivent dans une démarche d’expérimentation tournée vers le bien social et l’éducation. Le Laboratoire présente ici un objectif ambitieux en voulant être tout autant un moteur d’éducation et de dialogue social que de création. Mais c’est un élément primordial pour David Edwards. Il fait le constat dans son livre que les innovations bénéficient le plus souvent plus à quelques individus qu’à la collectivité, et répondent plus souvent aux besoins de ceux qui peuvent les financer. Aussi veut-il participer à faire en sorte que les innovations issues du Laboratoire servent les plus déshérités. Il a d’ailleurs créé en parallèle l’association caritative Medecine in Need (MEND) possédant des antennes en Afrique du Sud, aux Etats-Unis et en France, largement soutenue financièrement par la Fondation Bill & Melinda Gates, qui se consacre à l’application de technologies avancées pour répondre aux besoins de santé publique des pays en voie de développement. Une association qui se veut elle aussi un catalyseur de l’innovation mais uniquement dans un souci humanitaire. David Edwards tente par exemple d’y développer l’idée d’appliquer au traitement de la tuberculose la technologie des aérosols qu’il avait mis au point pour inhaler de l’insuline. Des inhalations d’antibiotiques qui simplifieraient considérablement le mode d’administration en se substituant aux injections.
Depuis quatre ans, le Laboratoire, d’abord lieu d’exposition, a évolué pour s’agrandir et tendre vers l’espace incubateur d’idées voulu par son fondateur. Il accueille dorénavant un LaboGroup participant à la fabrication des créations, une médiathèque, un foodlab pour faire participer le public à des expériences culinaires, un Laboshop où sont commercialisés les Whifs ainsi qu’Andrea la plante purifiant l’air. Le financement du Laboratoire se compose à parts égales de partenariats, de subventions éducatives et de ressources commerciales. Les subventions éducatives proviennent de la mise en place de programmes éducatifs par les équipes du Laboratoire appelés «programme de transpositions d’idées ». Financés par les universités et les fondations et encadrés par des designers, des artistes, des scientifiques et des entrepreneurs de renom, ils consistent à inciter les lycéens et les étudiants à s’engager dans une formation approfondie en art, en science et en développement de leurs idées. Harvard, l’université de Londres ou de Dublin mettent aujourd’hui en place ces ateliers pour leurs étudiants. Des ateliers de transpositions d’idées qui selon Edwards expriment ce qui distingue le laboratoire d’artscience : « la primauté accordée aux rêves des étudiants et la relative rapidité avec laquelle ces derniers peuvent exposer et convertir leurs idées ». Et Edwards de nous raconter des projets d’élèves ingénieurs ayant pour objectif d’électrifier des villages africains au moyen de « pile à combustible microbienne», ou de créer de l’énergie grâce aux mouvements d’un ballon de football pendant un match. En 4 ans, le Laboratoire parisien a donné lieu à plusieurs expérimentations et expositions touchant à de nombreux domaines. Certaines ont atteint le stade de la commercialisation, comme avec par exemple Andrea ou le Whif, passant ainsi d’une démarche individuelle à une démarche collective.
Andrea agit comme un filtre végétal absorbant et transformant les particules chimiques de l’air. Cet appareil a été créé en binôme par le jeune designer français Mathieu Lehanneur et David Edwards. Il a été élu « invention de l’année » par le magazine américain « Popular Science », est exposé au MoMa de New-York et est aujourd’hui vendu dans le LaboShop, boutique attenante au Laboratoire parisien mais aussi dans les réseaux de boutique Monceau Fleurs ou Nature et découvertes. Cette création a suivi tout le processus soutenu par David Edwards : une rencontre entre l’esthétique et la science qui se confronte à un besoin social, ici thérapeutique.
Le Whif est lui une création issue de la collaboration du chef cuisinier Thierry Marx et de Jérôme Bibette, spécialiste des colloïdes, des particules infiniment petites, jusqu’ à 2000 fois plus petite qu’une cellule vivante, et dégageant une charge électrique. Ils ont travaillé plusieurs mois sur le processus « d’encapsulage des saveurs dans des membranes très fines » afin de parvenir à créer un système d’inhalation de la nourriture. Et sont ainsi parvenus à créer le Whif au chocolat, sorte de bâton de rouge à lèvres avec lequel on peut aspirer du chocolat. Le Laboratoire l’a conçu mais le fabrique et le commercialise également à un prix assez faible afin de faire participer le public à l’expérimentation. Pour David Edwards, « après l’étape de conception et de recherche, la phase d’évaluation prend la forme d’exposition et de manifestations publiques ». A l’été 2008, alors que le Laboratoire est en charge de l’animation de la plage du Majestic pendant le Festival de Cannes, le Whif au chocolat fera un carton. 15 000 exemplaires ont depuis été vendus. Et de nouveaux goûts sont en préparation puisqu’est annoncé le Whif vitamines au goût de thé vert.
Le Laboratoire présente actuellement, jusqu’à fin juin, l’exposition La négation du temps, fruit de la rencontre de l’artiste sud-africain William Kentridge et du physicien Peter Galison. Des modules, un film, et des dessins nous racontent l’aspect physique, technologique et philosophique du temps universel de Newton, du temps relatif de Einstein et du Trou noir. Une exposition qui nous répète que « Man is a talking clock », et dont voici la présentation :
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Je vous avais parlé l’année dernière de cet incroyable appartement transformiste (vidéo ci-dessous, plus de 4 millions de vues) à Hong Kong (”Et si votre petit studio avait 24 pièces ?“). Je vous présente aujourd’hui son petit frère, à Barcelone, qui ne fait que 24 m2, mais dont l’intelligence de rangement est impressionnante (jusqu’au lit sous le balcon). Il appartenait à un photographe célibataire, Christian Schallert, qui vient tout juste de le quitter pour se mettre en couple. Il s’est déclaré inspiré par le système de rangement des bateaux, et par la pureté des lignes des petits intérieurs japonais…

Je viens de découvrir grâce à Steve Faisant (@Faiste sur twitter, également auteur du blog Kesako), cette vidéo réalisée pour Moët & Chandon, à l’occasion de la séance de prises de vues pour la campagne de publicité 2011. Les photos du photographe anglais Tim Walker, ne sont pas sans nous rappeler les sublimes photos de Marilyn prises en 1962, par Bert Stern, dans ce qui sera connue comme “la dernière séance” de la star.
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