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Et si la classe l’emportait sur la muflerie ?

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La classe c’est Beyonce. Le mufle c’est Kanye West, que Barak Obama a même traité de “jackass”, c’est à dire d’abruti pour ne pas dire de “connard” ! (voir vidéo ci-dessus). Une déclaration présidentielle relatée par le journaliste Telly Moran, de ABC, dans un tweet diffusé à son million de followers avant d’être rapidement retiré au nom du “off” dû au Président américain.

En cette fin de semaine à New York, le buzz n’était pas autour de la sortie de la vidéo de Ségolère Royal (voir post ci-dessous), mais autour de l’esclandre du rappeur Kanye West commis en direct lors de la remise des Video Music Awards MTV dimanche dernier. Au moment de la remise de son prix à la jeune Taylor Swift, il est monté sur scène et s’est emparé du micro pour dire qu’il pensait que Beyonce (assise dans la salle) était celle qui aurait du avoir le prix, car sa vidéo était “la meilleure du siècle”. Sa phrase “I am gonna let you finish, but…” est devenu un “meme” (une phrase dupliquée ) qui circule à grande vitesse sur Internet illustré par de multiples exemples de “Kanyewesteries” (des interruptions inappropriées d’une situation à la manière de Kanye West), mais aussi en off-line, dans la vraie vie, au bureau comme en soirée, où les américains interrompent leur prochain désormais de cette façon.

Mais si Kannye West a gagné pour longtemps la palme d’or de la muflerie, malgrè ses excuses tardives, la palme de la classe, elle, revient à Beyonce qui, montée sur scène pour recevoir le principal prix de la soirée, a fait revenir Taylor Swift pour lui permettre d’achever son discours de remerciements.

(Pour voir les vidéos du mufle et de la classe sur scène à l’occasion de la remise des prix de MTV, cliquez sur : http://www.ozap.com/actu/taylor-swift-humiliee-kanye-west-mtv-awards-video/299454).

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Et si on mettait fin au machisme ordinaire ?

L’une (ou l’un) d’entre vous peut-elle (peux t-il ?) faire passer ce post à celui que beaucoup considèrent comme le Mozart de la radio, j’ai nommé Alexandre Bompard, le jeune et charismatique patron d’Europe 1 ? Qu’il fasse écouter tous les matins à sa compagne les chroniques de Guy Carlier qui, sous couvert d’humour (soutenu par des rires de l’animateur tellement forcés qu’on finit par se demander s’ils ne sont pas pré-enregistrés), accumule les remarques machistes primaires, vulgaires, bêtes et méchantes. Un humour de beauf qu’il devrait logiquement qualifier lui-même de gras, graisseux et adipeux. Mais bizarrement, cet homme a l’air de penser qu’on juge et qu’on attaque les femmes sur leur physique, mais nettement moins les hommes. Le fond de son machisme ordinaire a été touché lors d’une chronique honteuse parlant des femmes journalistes, dont je regrette de vous livrer ici un extrait : « Arlette Chabot, sorte de mélange de Jean-Claude Dassier et Charles Villeneuve…dont le nom commence comme un nom de gérante de baraque à frites et finit comme une recette paysanne de soupe au vin… Michèle Cotta dont le look ne constitue pas la priorité. Je me souviens que quand elle vint sur nos écrans au début de la première guerre du golf, ni maquillée, ni coiffée, en raison de l’urgence de l’information, la vision terrifiante de cette femme sortie du lit nous fit craindre les pires horreurs de cette guerre et contribuer à l’angoisse excessive qui saisit le pays… Et les jeunes (journalistes des chaines d’infos) sélectionnées sur des critères qui n’ont rien à voir avec le journalisme sauf à considérer que deux petits seins qui pointent constituent une ligne éditoriale rigoureuse” etc.. (http://www.europe1.fr/Radio/Videos-podcast/Douche-froide/La-bourde-d-Elise-Lucet) . Fidèle auditeur d’Europe 1 depuis 30 ans, j’ai décidé de boycotter la tranche du matin et de télécharger désormais le génial Canteloup en podcast. Que tous les hommes qui ont un peu de respect pour leur mère, leur femme, leurs amies ou leurs filles me suivent ! Afin que l’audience de Monsieur Carlier ne diminue pas de moitié, mais en totalité. Cet homme ne mérite pas d’être écouté par quelqu’un d’autre que par lui-même. Rejoignez ce week-end le mouvement “anti-machisme ordinaire” en faisant circuler cet appel et le logo ci-dessous !

touche pasà mes filles

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Et si on (ré-)apprenait à prendre son temps ?

Après avoir aboli l’espace, les nouvelles technologies abolissent le temps. L’ubiquité, permise par les transports, le téléphone puis Internet atteint son paroxysme avec le phénomène Twitter : tout, tout de suite, plus vite, ici et maintenant. Au risque de se perdre dans l’absolue instantanéité. Au point d’arriver à la question posée par l’urbaniste Paul Virilio critiquant la perte de l’échelle humaine dans cette accélération : “Comment vivre “ici”, si tout est maintenant ? “. Il y a pourtant un bénéfice au “savoir attendre”. Sans renvoyer au thème principal de mon post précédent, on à tous eu l’occasion d’expérimenter l’intérêt de faire “durer le plaisir” (ou de faire durer le désir pour augmenter le plaisir ;-) ). Ce bénéfice a été démontré, il y a déjà 40 ans, par le professeur de Stanford Walter Michel, créateur du “test du Marshmallow”. L’idée est simple : mettez un enfant de 4 ans devant un Marshmallow et proposez lui l’alternative suivante: soit tu manges tout de suite, soit tu attend que je revienne (12 minutes) et tu en auras un deuxième. Cela donne des caméras cachées désopilantes (cf vidéo ci-dessous) qui permettent d’analyser les très nombreuses stratégies de résistance à la tentation (du regard détourné au décompte du temps), mais cela donne surtout des enfants qui à l’âge de 18 ans sont assez différents en terme de mesure du QI, mais aussi de qualités collectives. Contrairement à l’idée reçue, il semblerait que deux “tu l’auras” valent mieux qu’un “tiens”! Une fois de plus La Fontaine avait vu juste : “tout vient à point qui sait attendre” …

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Et si l’on passait du “Be” au “Do”, de l’être à l’agir ?

Mardi dernier, 08 septembre, l’incroyable Oprah Winfrey lançait la 24ème saison de son show TV en organisant à Chicago le plus grand Flash Mob musical jamais réalisé, animé par les Black Eyed Peas et leur chanteur charismatique Will I Am qui s’était déjà illustré par la réalisation du clip d’Obama “Yes we can” (voir ci-dessous). Au delà de l’évènement spectaculaire (1 danseur, puis 20, puis 500, puis plus de 10 000) et de l’inscription au Guiness Book, ce qui est frappant est la conviction communiquée par Will I Am dans une vidéo des coulisses de l’événement (à voir sur http://www.fergiebr.com/behind-the-scenes-bep-na-oprah/). Il déclare : ” I support the “I DO NATION”. Last year we were the “Yes we can nation”, and this year and forever we are the “I do nation”. The power of Do-ers”. Il rejoint (et incarne) ce nouveau courant de pensée activiste, dopé par les possibilités nouvelles du digital . Après le passage de “l’avoir à l’être”, voici le passage de “l’être à l’agir”. A l’exemple de l’ancien directeur du marketing worldwide de Coca-Cola, le très sympathique Français d’origine Marc Matthieu, qui vient de lancer BeDo (mybedo.com), une plate-forme dont la vocation est : “ Create the catalytic marketplace where people can better define their personal aspirations – becoming who they want to Be – and connect with like-minded others to take action via aligned opportunities – the Do”. En quelque sorte l’application du précepte Nietzschien “Deviens ce que tu es. Fais ce que toi seul peut faire”. Alors pourquoi, après Obama, et avec Will I Am ne pas essayer de devenir ce que l’on veut être ?

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Et si le PS ne changeait pas de nom ?

Je prend un café au bar du Solférino avec un client au sortir d’une réunion à la Maison de l’Amérique latine toute proche.
Manuel Valls, qui aime se faire remarquer, vient de proposer de changer le nom du Parti Socialiste. Est-il vraiment sérieux ? Peut-être devrions-nous l’inviter avec David Jobin à notre cours sur les marques à Sciences Po, quelques rues plus loin… On ne relance pas un produit ou service défectueux en se contentant de changer la marque. Il est impératif d’y associer un élément fondamental de nouveauté : une raison de croire que le produit est différent. Un changement cosmétique de nom sera immédiatement démasqué et donc vain. L’emplâtre sur une jambe de bois. Ca n’est qu’une fois le projet défini, que l’on peut se reposer la question du nom pour optimiser la perception. C’est ce qu’a compris et réussi le syndicat patronal français en passant du CNPF (les patrons) au Medef (les entrepreneurs). Il faut commencer par une vision partagée et un projet d’entreprise.

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