Au croisement du storytelling à la Pearltrees et de l’arbre généalogique à la Genoom, Storytree est l’une des plus belles idées qu’il m’ait été donné de voir cette année. Storytree a été conçu pour aider les familles (ou les groupes d’amis) à conserver et partager des histoires qui auraient, sans celà, disparues. Storytree est un espace collaboratif où chaque membre de la famille peut de manière très simple et intuitive ajouter sous forme de texte, d’image ou de vidéo, un morceau de l’histoire familiale. Une série de questions initiales permet d’amorcer l’arbre-histoire avant qu’il ne se construise naturellement au fil des ajouts effectués sur le site internet ou par téléphone mobile par chacun des membres de la famille, invité à déposer également des questions pour enrichir les contenus en retour. Une manière de resserrer la tribu autour d’une colonne vertébrale partagée, d’expliciter l’implicite des relations, et de rendre visible le non dit qui fait la force et le ciment du lien familial. Décidément, le virtuel n’est jamais aussi utile que lorsqu’il impacte notre vie réelle, en renforçant la seule chose qui compte in fine : notre humanité.
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Merci! (Assuming Google Translate translated it correctly
Depuis les années 70, on a déploré le délitement du lien familial, parce que les femmes travaillaient et n’étaient plus à la maison pour passer le relai entre les générations, parce que les couples divorcent, parce qu’il n’y a plus de place pour les personnages âgées à la maison vu qu’il n’y a personne à la maison durant la journée et que la maison se garde très bien toute seule, parce les enfants vont à l’école bien au delà du certificat d’études, parce qu’on ne travaille plus en famille comme cela se pratiquait dans le monde paysan, …). On a bien souvent reproché à l’ordinateur et aux pratiques liées aux technologies numériques tous les maux de la société moderne : isolement, individualisme, chômage, obsolescence des liens sociaux, etc. (bien fameux boucs émissaires ces ordinateurs ! ils ont bon dos !). @nicolasbordas nous propose ici un outil susceptible de créer au contraire du lien, en ré-inventant les récits qui fondent les histoires familiales (on prétend que les couples se construisent sur des mythes -il en existe 3 ou 4, avec des variantes- mais sans doute les familles aussi existent à l’aide d’un ciment narratif). Mais contrairement à bien des idées reçues, il me semble au contraire souvent utile et bénéfique de préserver des parts d’ombres (lire Adalbert von Chamisso si vous en doutez). Ces outils ne contraignent pas nécessairement à “déconstruire” les légendes, mais plutôt à les transformer, à les transmettre autrement que par des traditions orales, lors de réunions familiales…
un jour hans crhistian andersen, longtemps ignoré ou tourné en dérision dans son pays, où l’on a raillé son égocentrisme[1], fut reconnu tout d’abord en Angleterre où il rencontre Charles Dickens et où il devient le lion de la saison, en Allemagne où il se lie avec Chamisso, en France où il se lie avec Heinrich Heine, Honoré de Balzac, Alphonse de Lamartine… longue vie hans !