Et si Twitter et Facebook disparaissaient demain ?   CONTRIBUTIONS-INVITES  Oct 13th, 2010 | 76 Comments  (+174 rating, 184 votes)   Si je n’avais plus droit de fréquenter qu’un seul blog en langue française sur l’actualité de la com, je crois que je choisirai celui de @MathieuFlex, plus connu sous le nom de Publigeekaire (à retrouver sur le blog éponyme et sur Twitter) : une qualité d’info et une fraicheur inimitable, qui finiraient par me rendre un poil jaloux… Mathieu est un publicitaire de 28 ans tombé dans le web en 1997 et ne l’ayant plus quitté. Sa photo est pour le moment barrée du nom de son blog, mais quelque chose me dit que cela pourrait changer, s’il arrivait #EnHautDuCocotier ! Pour celà, il lui faut commencer par battre le score de @MryEmery (2248 visiteurs uniques entre 9h et minuit). Il ne tient qu’à vous qu’il y parvienne si vous recommandez suffisamment largement la lecture de ce post, que j’ai personnellement beaucoup apprécié dans le fond comme dans la forme.

 

 Le monde a un jour tourné sans que les réseaux sociaux existent. Voire même sans Internet.

 Pourtant, en quelques années, ils sont devenus indispensables : bon nombre d’entre nous ne peuvent se passer de ces liens virtuels.

 

 Et si les deux principaux pourvoyeurs devaient disparaître demain, qu’est-ce qui nous manquerait, qu’est-ce qui changerait ? C’est sur la base de ce scénario apocalyptique que j’aimerais vous parler d’eux (sur fond de second degré).

 1 - Le nombre des zombies se réduirait dans les rues et les couloirs des transports

 

 Vous les croisez tous quotidiennement (et vous en faites peut-être parfois partie) : ces gens qui dès qu’ils ont une seconde vont visiter leurs réseaux sociaux préférés pour voir ce que disent leurs contacts. Pour absorber des infos. Pour bavarder. Pour faire de l’esprit.

 Tout ça a un intérêt réel mais je pense qu’il faut faire attention à ne pas transformer ces réseaux en remplaçants des cigarettes que l’on fume pour se donner une contenance.

 Si ces réseaux disparaissaient, peut-être que l’on reviendrait à l’essentiel. Ou peut-être qu’il suffit juste de mieux équilibrer ?

 2 - Un coup porté au développement du LOL collectif

 

 Facebook et Twitter participent à la création exponentielle de références lolistiques (de LOL, Laugh Out Loud = je me tords de gros rire). Ce n’est évidemment pas nouveau mais par contre, elles se font de plus en plus nombreuses, elles touchent de plus en plus de gens et elles se propagent de plus en plus vite.

 Avant, vous parliez à un ami d’une vidéo, et à moins qu’il soit un peu geek, il n’en avait pas entendu parler. Maintenant, vous pouvez vous trouver dans un hôtel loin de chez vous avec un Tee-Shirt Keyboard Cat et un senior vous dira “Oh, le chat qui fait du clavier, je l’ai vu sur Facebook” (expérience personnelle véridique. J’en pleure encore).

 S’ils disparaissaient, l’expansion du LOL serait grandement ralentie...

 3 - Des centaines d’adolescents ne flingueraient pas leur futur CV

 

 Sur certains aspects, je crois que je n’aimerais pas être adolescent aujourd’hui. Comme d’autres, j’ai fait des soirées et certaines issues furent rudes. Les images de ces temps ne sont souvent que de lointains souvenirs dans les esprits, de même que les conversations dans les forums et IRC sont restées sur ces derniers, sous des pseudos.

 Mais aujourd’hui, tout est dit et référencé, tout est tagué et répertorié le plus souvent sous votre nom. Ce n’est pas un problème quand vous en être conscient ou quand vous le maîtrisez. Mais c’est demander beaucoup de maturité à certains.

 

 S’ils disparaissaient, ce serait peut-être une façon d’oublier certaines erreurs de jeunesse. Ou une solution plus simple serait-elle de donner aux plus jeunes des cours sur les risques du Web à l’école ?

 Bon évidemment, les adultes ne sont pas à l’abri.

 4 - Les Agences de Pub perdraient leur nouveau Mojo

 

 Depuis la montée en puissance des réseaux sociaux, les Agences ont retrouvé du panache et de l’esbrouffe. “N’oubliez pas le volet Facebook”. “On va viraliser le film sur le Web”.

 En effet, après 50 ou 60 ans d’une évolution finalement assez tranquille, elles se retrouvent en plein milieu d’une tornade où les marques veulent s’engouffrer : community management, accompagnement de la courbe de vie d’un produit, branding discussions à outrance.

 Bref, plein de nouveaux challenges que la disparition de Facebook et Twitter empêcherait de relever.

 5 - Les journalistes redeviendraient les maîtres de l’information

 

 Ceci est notamment vrai pour Twitter où nombre d’entre-nous ont à cœur de faire de la veille, agissant parfois avec une démarche pseudo-journalistique de recherche de l’information.

 Une bonne news bien formulée peut vous propulser très loin, parfois assez loin pour servir de source à des journaux que vous avez pris de court (avec une photo, en étant là au bon moment).

 Évidemment, il y parfois quelques dérapages mais ça rappelle aussi qu’il est bon de vérifier ses sources.

 Mais si ça s’arrêtait, que ferait-on ? Accepterait-on de nouveau cette affreuse impression d’avoir l’information mâchée et remâchée ?

 6 - Mais aussi s’ils disparaissaient…. (en vrac parce que je ne vais pas vous plomber votre journée et parce que je vous attends en commentaires….)

 

 - Vous rateriez beaucoup de belles rencontres, – Vous bosseriez VRAIMENT toute la journée (vous savez bien de quoi je veux parler), – On aurait moins l’impression de pouvoir chatouiller l’ordre établi, – Les blogueurs verraient leur audience à la baisse et les commentaires à la hausse, – Le trafic de Copains d’Avant exploserait (non, c’est pour rire), – Vous ne subiriez plus autant la pression sociale incarnée par les photos de profil de vos amis qui présentent bébés, mariage, vacances… – On retrouverait l’énergie qui nous a caractérisés quand on a découvert tout ça, – Plus personne ne finirait ses SMS avec #hatersgonnahate (quoi, je suis le seul ?), – Vous découvririez que vous n’avez ni le mail ni le téléphone ni même le nom de personnes à qui vous parlez régulièrement, – En soirée, on n’entendrait plus “File moi ton nom complet pour que je te stalke sur FB”, – On ne pourrait plus faire d’apéros réguliers à 150 personnes, – Vous n’auriez plus de nouvelles quotidiennes de votre ancien voisin de CE1, – Les habitants des autres pays nous sembleraient moins proches, – Vous verriez qui vous souhaite vraiment votre anniversaire… sans reminder (et votre seul ami est peut-être votre maman, mais c’est un autre problème),

 Et surtout ce concours chez Nicolas Bordas n’existerait pas ou très peu et on se battrait pour 400 visiteurs.

 MAIS CE N’EST PAS LE CAS. Alors partagez cet article parce que ça ne coûte rien et que l’entraide est une force de plus de ces réseaux.

 Et pour vous, qu’est-ce qui changerait ?

 Sources images : ici, ici, ici, ici.…

 Share         Et si la monnaie locale relançait l’économie locale ?   VALEUR SOCIETALE-RSE  Sep 18th, 2009 | 6 Comments  (+14 rating, 14 votes)   Dans l’avion pour New York (OpenSkies bien entendu ! tellement mieux et moins cher, et je ne dis pas ça seulement parce que c’est un client de TBWAConsulting  ), je tombe sur un article fascinant en page trois du journal Le Monde, titré « Mon quartier, ma monnaie », annonçant que « Brixton, dans la partie Sud de Londres s’est doté, jeudi 17 septembre, d’une monnaie purement locale, à l’initiative d’une association environnementale ». Incroyable, non seulement les Anglais refusent l’Euro mais ils développent des monnaies locales ! Car le « Brixton Pound » ne fait que suivre l’exemple de deux autres villes anglaises rurales (Totness et Lewes) qui se sont lancées en 2007 et en 2008, dans une monnaie dont le change n’est pas garanti, mais qui incite à dépenser dans le commerce local, puisque, par définition, il est le seul à l’accepter. La crise est-elle la raison d’une telle initiative ? On pourrait le penser dans la mesure où ce phénomène de monnaies locales était, si je puis dire « monnaie courante » aux USA en 1930, où près de 5000 monnaies avaient été créées (les citoyens n’ayant plus confiance dans leur banque), avant qu’elles ne soient interdites par peur d’une déstabilisation du système bancaire. L’association de Brixton qui a convaincu les 60 premiers commerçants d’accepter de participer à ce projet revendique, elle, l’amélioration de l’empreinte écologique par le soutien du commerce local. Mais on peut aussi penser, après les tentatives de monnaies virtuelles sur « Second Life » ou Facebook, que ce phénomène préfigure une logique d’économie communautaire localisée, dont le Club Med et ses colliers auraient été les pionniers ! Dans un monde où le transport des marchandises (et des personnes) va devenir beaucoup plus cher, on peut imaginer (et espérer ?) une relocalisation de la production et potentiellement de la consommation au sein d’économies « moins ouvertes », mais plus humaines. Des raisons en plus de préférer son « nouveau commerçant » de proximité, à la filiale locale de l’hypermarché mondialisé. Bon, c’est décidé à mon retour, je relance le sesterce dans le quartier latin. Vous me suivez ?

 

 Share         Et si l’écologie se prenait moins au sérieux?   CREATION-MEDIA ARTS, VALEUR SOCIETALE-RSE  May 12th, 2009 | 4 Comments  (+8 rating, 14 votes)    

 L’homme sérieux est dangereux; il est naturel qu’il se fasse tyran. Pour une morale de l’ambiguité Citations de Simone de BeauvoirL’homme sérieux est dangereux; il est naturel qu’il se fasse tyran. Pour une morale de l’ambiguité Citations de Simone de Beauvoir Simone de Beauvoir disait ” L’homme sérieux est dangereux , il est naturel qu’il se fasse tyran”. L’avenir de la planète est une chose ô combien sérieuse, mais est-ce une raison pour adopter une approche systématiquement dramatisante, parfois dogmatique et occasionnellement sectaire ? N’est-il pas temps d’adopter une attitude environnementale plus naturelle, sereine et décontractée ? Si l’on veut éviter que l’écologie, à l’image de l’Europe, soit une cause juste, mais non désirable, il est temps de remettre de l’esprit, de l’envie, de la décontraction et de l’humour. C’est dans cet esprit que l’agence Map a conçu la démarche Carbon Fighters, une manière qui se veut plus ludique de faire la chasse au carbone, partout dans les entreprises, au travers d’autocollants judicieusement placés. Si vous avez vous aussi une âme de chasseur de carbone, n’hésitez pas à les rejoindre sur le groupe Facebook “Carbon Fighters”.

  

 

 Share         Page 1 of 11         About Me     Auvergnat. Essec. Président de TBWA/France. Enseignant à SciencesPo (Cours sur La Marque). Auteur de “L’idée qui tue” (Eyrolles.2009).               L’idée qui tue  Achetez le sur la Fnac Achetez le sur Amazon Les idées qui tuent What if electricity were unplugged ? (Et si l’électricité était débranchée ?) Et si on réinventait le mass-media ? Et si l’on pouvait sauver des millions de vies en continuant de vivre sa propre vie ? Et si l’échec était la condition du succès? Et si on apprenait à payer plus cher ?  Categories  ARTS-CULTURE  BUZZ-RUMEUR  CARITATIF-ASSOCIATIF  COMMUNICATION-MEDIAS  CONTRIBUTIONS-INVITES  CREATION-MEDIA ARTS  DANS LES MEDIAS  ECONOMIE-BUSINESS  IMMATERIEL-MARQUES  OPINION-HUMEUR  POLITIQUE-SOCIETE  Uncategorized  VALEUR SOCIETALE-RSE   Dernier Tweets  Et si le bazar Web 2.0" finissait par se dégonfler à l’usage ? Un post signé François Roque (@imposture) sur http://www.nicolasbordas.fr 2010-02-24 More updates…   Recent Comments agnes on Et si votre famille (re)trouvait son histoire ?agnes on Et si votre famille (re)trouvait son histoire ?Zach Weiner on Et si votre famille (re)trouvait son histoire ?Et si votre famille (re)trouvait son histoire ?- Le blog de Nicolas Bordas on Et si on organisait le web en communautés d’intérêts ?Nicolas Bordas on Et si Twitter et Facebook diffusaient vos vidéos en live ? Tag Cloud   facebook l’idée qui tue culture planète TBWA Picasso Exposition anticonformistes inspiration philosophie codice économie nom Sciences Po AACC innovation tangible valeur sociétale ajoutée Disruption convention Label Bio PS Medef rupture Cannes Edwy Plenel Mediapart developpement durable zéro carbone énergie solaire Abu Dhabi Dubaï Jean-Marie Dru TED humour carbone plaisir sex Stanford Virilio Club Med MASSIVEGOOD ONU Clinton Myst Médias  La Tribune - 20/07/09 Le Figaro - 08/06/09 Le JDD - 15/11/08 NewsBoxTV - 02/09/09 YouTube - 10/09/09   Blogroll  Actuelligence Ad Contrarian Ad Times Alexis Noyon Aximark Baptiste Roynette barra BEX Book & Buzz Buzz2Luxe cinema coups de pub Culture Pub Cyril Attias Cyrille Chaudoit David et Céline Digital Branding Eric Dupin Fightforblogiz Freddie goodgirls gregoire lacoste Gregory Casper Gregory Pouy Guillaume Lefevre Hedia itspop jedblogk Joe La Pompe julien martel Kairos Mosaique La Vie Des Idées Laisse moi te dire le blog de com Le Flâneur Digital Le jour sans pub Lobbycratie Lovny MAD nab paper plane ParisComLight Partfaliaz Philippe Thoniel PPC Pretty Little Things Quip Radio Sciences Po Romain Libeau SHANE Thomas Clement Unimaru Unlimited Wall Webentertainer Z Factory zoe baujard